Affaire Gondwana Gems: Un conseiller du PM riposte
En voilà une autre affaire de corruption bien juteuse ! Le conseiller de Mahafaly Olivier, Paolo a convoqué la presse pour mettre au grand jour l’affaire concernant Gondwana Gems, de fond en comble. Des milliards et des personnes haut placés ont été évoqués pendant son discours.
Avec le partage d’informations du journaliste d’investigation Fernand Cello, il a été remémoré qu’en 8 juin 2016, le chef de région d’Ihorombe a dénoncé que les activités de la société Gondwana Gems sont illicites. Mais selon Paolo, 3 milliards fmg ont été versés au chef de région pour qu’il « ferme son clapet ». Après la lettre du ministère auprès de la présidence, chargé des Mines et du Pétrole demandant cessation des activités de la société alors, celui-ci a fait une déclaration que l’exploitation à Andohanilakaka respecte le code minier.
Le chef de région est loin d’être la seule autorité à être dénigrée dans l’affaire. Même après plainte du peuple d’Ilakaka, le député et le maire demeurent muets et sourds. Rappelons que c’est le mois de juillet de l’année dernière que les activités de Gondwana ont commencé, juste après descente du Procureur d’Ihosy et du maire d’Ilakaka, forçant les propriétaires des rizières à limiter leur domaine. A ce début, des engins de ladite société ont ravagé les plantations de ces pauvres gens.
L’affaire ne s’arrête pas là car un journaliste de la radio Jupiter d’Ilakaka a été aussi soudoyé pour 150 millions fmg dans le but d’arrêter ses investigations. Le prix a été proposé par le propriétaire de la société chinoise. « A moi aussi, on voulait acheter mon silence à 1,5 milliard », affirme Paolo.
La galère à Andohanilakaka
Les habitants d’Andohanilakaka se plaignent de l’abus de pouvoir des autorités. Par l’intermédiaire du KMVA ou comité en charge de la protection des habitants d’Ilakaka, on sait que la confection des cartes d’identité nationale s’élève à 50 000 ariary, 5 000 ariary pour la légalisation et 30 000 ariary pour les plaintes de réserve. Sans parler des attaques de bandits à un intervalle très régulier.
« Face aux troubles au sein des administrations, il est mis en place un observatoire des malaises de l’administration à Madagascar auprès de la primature », selon Paolo. Sont concernées par cet observatoire les administrations publiques, mais aussi privées. Le conseiller du premier ministre a aussi annoncé que des descentes seront bientôt effectuées dans les carrières de Didy Ambatondrazaka, Mananjary et autres encore.
Annie N.