Conseillers municipaux: Les cas d’irrégularité dénoncés
Face aux zones d’ombre dans la gestion des affaires au sein de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), les conseillers municipaux haussent le ton. Ces derniers stipulent que les cas d’irrégularité ne sont pas des moindres, compte tenu du manque de transparence envers les travaux à entreprendre ainsi que le budget alloué. Les conseillers municipaux ne cessent de demander des comptes vis-à-vis de cela, stipule la conseillère municipale Lalatiana Ravololomanana lors d’une conférence qui s’est tenue à Behoririka hier. Notons que bien avant celui-ci, les conseillers municipaux avaient déjà dénoncé le manque de transparence qui règne au niveau de la commune, mais il semble que cela n’avait servi à rien. Durant la tenue du conseil municipal, l’on n’avait fait que lire le rapport spécial sur les activités de la CUA sans aucune délibération à ce propos, affirme Lalatiana Ravololomanana. Pourtant, la loi en vigueur demande à ce que le chef d’exécutif rend compte au conseil par un rapport spécial de la situation de Collectivité Territoriale Décentralisée de l’activité et du financement des différents services. Le cas de nouvelles lanternes a également été discuté durant le conseil. Il a été précisé que ni les propriétaires, ni les chauffeurs de taxi et encore moins la CUA ne tirent profit des nouvelles lanternes qui constituent des supports publicitaires pour une société privée dénommée Dailymotion. Les conseillers municipaux n’acceptent guère les faits de ce genre car la CUA n’étant qu’un simple superviseur dans cette histoire n’a aucun intérêt d’imposer le port de cette lanterne. Par ailleurs, les taximen se sont déjà insurgés face à l’obligation de celui-ci car ils sont obligés de signer un contrat sans aucune précision à la clé. Les conseillers municipaux soutiennent la solidarité des transporteurs qui n’acceptent point le port de nouvelles lanternes qu’on leur impose. La mairesse d’Antananarivo semble utiliser la CUA pour cautionner son intérêt personnel comme le cas du litige du terrain sis à Andohatapenaka.
Jean Riana