Liberté de presse et Etat de droit: En recul !

Une régression d’une place en matière de liberté de presse, et de 16 places en matière d’Etat de droit. Madagascar a connu un recul dans le classement de ces indicateurs qui ont pourtant une grande importance dans tout pays qui se dit avoir une bonne gouvernance.

La Grande Ile est ainsi classée 57ème sur 180 pays en 2017dans le respect de la liberté de presse à travers le monde, alors qu’elle était 56ème l’année dernière. Selon Reporter Sans Frontières, qui a établi le classement, « un dangereux code de la communication » conçu par le régime en place jouerait dans l’origine de cette régression. RSF souligne dans son article d’analyse du classement malgache que ce nouveau code est fortement critiqué car il peut mener « potentiellement à une criminalisation de la profession ». En clair, les journalistes sont menacés par de lourdes sanctions dans leur travail. Un fait qui est pourtant toujours renié par les responsables du régime.

De l’autre côté, Madagascar est passé de la 74ème place à la 90ème place sur 113 pays entre 2015 et 2016, en matière de mise en place de l’Etat de droit. Ceci désigne pourtant un pays où le système de justice est régulé, sans valorisation de l’un ou négligence d’un autre, et surtout sans ingérence du pouvoir public. Ce qui est visiblement loin d’être le cas pour Madagascar. En un an, la situation malgache a largement empiré. L’organisme d’étude, le World Justice Project, a comptabilisé 44 indicateurs avant d’établir ce lourd bilan. Les scores les plus mauvais concernent : la corruption, où Madagascar est 102ème sur 113 pays ; l’application des règlements, également 102ème sur 113 pays ; et la justice civile, 100ème sur 113 pays.

Comme quoi, démocratie et bonne gouvernance sont encore un leurre dans la Grande Ile, surtout depuis l’instauration du présent régime.

Nomena E.