Jirama: L’équilibre opérationnel est-il possible ?
Le nouveau DG de la Jirama est déjà en place, le problème auquel il devra faire face se trouve être multiple. Les gens se plaignent sans arrêt des services médiocres octroyés par cette société alors que les factures d’électricité gonflent. personne ne met en doute les capacités du nouveau DG dénommée Olivier Aimé Jaomiary, mais remettre la Jirama à flop risque d’être difficile surtout que c’est une entreprise qui effectue une vente à perte, le prix d’achat de l’électricité est de750 ariary alors que le prix de revient est de 250 ariary. Le Collectif des Citoyens et Organisations Citoyennes (CCOC) avait organisé un débat public concernant la gouvernance dans cette entreprise et les éventuelles stratégies à entreprendre pour les années à venir. Notons qu’au cours des années 2011 à 2017, l’Etat avait octroyé une subvention à hauteur de 2 000 milliards d’ariary équivaut à 1 % des richesses nationales, stipule Eric Randrasana, membre du conseil d’administration de la Jirama. La société compte continuellement sur les subventions de l’Etat pour rester sur les rails. Les pertes de la Jirama équivalent à une somme collosale, c’est pourquoi le CCOC a eu l’initiative d’organiser un débat public dans l’objectif d’ouvrir un espace d’échange qui permet aux citoyens de comprendre les raisons de cela. Afin de remédier au problème de déficit qui règne, le nouveau DG envisagerait de passer à l’augmentation des tarifs de la Jirama alors que le tarif actuel fait déjà jaser plus d’un. Par ailleurs, les actuels dirigeants de cette société devraient se focaliser sur la recherche de solutions pérennes au lieu d’observer de nouvelles hausses tarifaires. Le délestage fait partie des problèmes qui font rechigner la majorité de la population. Les dépenses de cette entreprise en matière de carburant sont assez élevées car 77 % de l’électricité de la Jirama est produit à l’aide des machines fonctionnant au carburant et 23 % par un système hydraulique. Les dépenses en carburant de celle-ci est 500 millions de dollars par an. La Jirama entreprend d’aller vers l’équilibre opérationnel, c’est-à-dire éviter autant que possible d’avoir recours à la subvention de l’Etat en envisageant l’augmentation de tarif alors que le taux d’accès à l’électricité de 14 % reste minime. Un défi assez difficile à relever compte tenu des faits qui prévaut dans le pays, les gens s’appauvrissent de jour en jour et leur pouvoir se trouve réduit. A préciser que pour cette année, la subvention accordée à la Jirama est de 400 milliards d’ariary équivaut à 96 % du budget dédié à la santé. La priorité serait plutôt de mettre en place des stratégies en vue de réduire les pertes d’énergie, mais également d’améliorer la prestation de la Jirama avant de se pencher sur une éventuelle hausse.
Jean Riana