Affaire Claudine Razaimamonjy: La farce ne s’arrêtera donc jamais

Comme dans un dessin animé, Claudine Razaimamonjy est douée du don d’ubiquité. En effet, elle a la capacité d’être en même temps, en pleine forme dans son fief à Fianarantsoa et alitée à l’hôpital à Antananarivo. C’est hilarant. Son beau-frère, Riana Andriamandavy VII est également un professionnel du gag. A la fois sénateur et garde-malade, il est capable de surveiller une chambre d’hôpital vide, puis supposée vide puis soudainement occupée. Avec son œil de pirate et son épée en bois, ce plaisantin empêche tout accès à la chambre comme si elle lui appartenait. Farceur-né, il accumule tous les sketches, s’autorisant même à lancer des tartes à la crème à la face de représentants de l’ordre. Rien ne semble arrêter ce duo de clowns au nez rouge qui divertit la population malgache et les chancelleries étrangères, au point d’occulter les autres actualités. Au royaume de l’absurde, Riana Andriamandavy VII et Claudine Razaimamonjy sont les empereurs du rire qui renouvellent sans cesse leurs blagues. Jusqu’à quand ces joyeux drilles, qui ont déjà remporté le prix de l’humour, vont-ils tenir le haut de l’affiche ? Il faudra bien que leur quart d’heure de gloire se termine un jour. Leur divertissement bon marché, qui plonge la nation dans un ridicule absolu, permet au régime d’éluder les réformes de fond destinées à bout de la pauvreté et de l’insécurité. Devant ce spectacle pathétique de clowns désespérés, les spectateurs malgaches, tels des bouffons tristes, applaudissent d’une seule main et sans enthousiasme. En effet, alors que de nombreux autres pays envoient des satellites dans l’espace, progressent dans les nanotechnologies et viennent à bout du chômage et d’épidémies, Madagascar s’amuse avec une remarquable insouciance. Terre de toutes les comédies et bouffonneries, la Grande Ile va inspirer un nouvel épisode du célèbre dessin animé « Madagascar ».

Folojaona et PN

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