La crise est là !: Mais de quoi se plaint-on ?

Dans le contexte de la mondialisation actuelle, ou plus précisément de la technologie, nous avons accès à des images paradisiaques, des décors de rêve, des sites touristiques uniques, et tout ça dans notre pays. Dans cette optique, il paraît tout à fait logique que la promotion du tourisme soit l’une des propriétés de l’Etat. Trêve d’utopie et d’irréalisme et faisons face à la réalité. La face cachée de Madagascar ne donne aucunement l’envie d’y vivre.

Sur le plan touristique, les sites à visiter sont nombreux dans ce pays. D’ailleurs, un grand nombre de touristes continuent à faire un séjour dans la Grande île. Toutefois, dans un contexte d’insécurité accru, le nombre de visiteurs a été réduit depuis de nombreuses années. S’ajoute à cela, l’instabilité politique ou encore les différentes crises anéantissant entièrement toute ambition de développement économique. Conséquence, les opérateurs touristiques et les complexes hôteliers gérés par des Malgaches ont du mal à faire face à leurs charges financières. Si cela n’est qu’une inquiétude à l’heure actuelle, de nombreux autres secteurs d’activités pourraient en pâtir. Touristes étrangers, soyez les bienvenus !

Si le secteur touristique souffre d’un cruel manque de considération de la part des autorités malgaches, le secteur social est littéralement laissé de côté. Si la capitale est censée refléter l’image de tout un pays, la véritable image de la ville des mille est celle d’une population vivant dans la misère, construisant des abris de fortune dans les bacs à ordure ou encore celle d’une population vivant dans l’angoisse de se faire dépouiller en plein jour, sous les yeux à peine étonnés des forces de l’ordre. Parlons-en de ces forces de l’ordre qui, au lieu d’assurer leur principale fonction d’assurer la sécurité des biens et des personnes, ne font que racketter tous les citoyens qui leur passent sous le nez. A l’exception des dirigeants et leur entourage proche qui continuent à se voiler la face, la quasi-totalité de la population est en train de se rendre compte que rien ne va dans se pays. Dans le secteur énergétique par exemple, alors qu’aucune solution pérenne n’a pour l’heure été trouvée au problème du délestage, la nouveau directeur général annonce la révision des tarifs chez les consommateurs. De quoi tuer complètement, les entreprises qui tenaient encore debout.

Malgré cette situation pourrie actuelle, de nombreuses personnes, possédant encore un minimum de dignité, ont décidé d’œuvrer de façon anonyme et bénévole pour préserver un minimum de bien-être pour la population. Pour d’autres en revanche, il n’y a aucune raison de se plaindre vu qu’il ne suffit que de s’acoquiner au régime actuel, quel qu’il soit, pour ne pas connaître la misère de plus de 95 % de la population malgache.

Johan R.

Commentaires

0 #2 valiha 08-05-2017 15:05
Triste réalité
Tourisme pour leur de devise. Pour. Antsiranana. Et pour Madagascar..
Voila. Le temps des année 1980. On voyait des Boeing sur le ciel ANTSIRANNAIS ET MAINTENANT. UN ATR. PAR JOUR
VOL REUNION ANTSIRANANA. ARRETE DEPUIS 2,Ans. Operateurs touristique comme vous. Prêt a fermées. Faute de clients..
ON VEUT. OU ON VEUT PAS. FAIRE VENIR DES TOURISTE?????
+1 #1 Malagasy 08-05-2017 10:20
quand je vois des pays et villes dangereux comme Nigeria, Johanesbourg, Nicaragua, Venezuela, Honduras, Somalie, Mexique, Guatemala, Thailande, Colombie…. et qui engrangent tout de même des touristes, il évident que notre pays est encore en paix et sûr… Le problème est ailleurs à savoir la cherté de la destination Madagascar : Paris /Réunion coûte 500 € contre Paris/Madagascar 850 €
A cela s’ajoute le manque d’intérêts des paysages : je ne vois pas l’intérêt pour un touriste de s’arrêter à Tanà par exemple

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