Affaire Antsakabary: La CNIDH réclame des prises de responsabilités

Ces derniers temps, on n’en parle plus de l’affaire de lynchage qui a eu lieu le mois de février à Antsakabary. Mais la CNIDH (commission nationale indépendante des droits de l’homme) a sauté le pas hier en présentant le rapport sur l’affaire Antsakabary au Bureau permanent de l’Assemblée nationale, avec un avant-proposition de loi régissant la commission. Un rapport qui met le point sur les I sur les actes de violation des droits de l’homme commis dans ce district de Befandriana nord. Selon la présidente de la CNIDH, Mireille Rabenoro, cette affaire ne doit pas être prise à la légère et des mesures doivent être prises à l’encontre des responsables de cet outrage aux droits de l’homme. Pour rappel, 487 maisons d’habitation ont été incendiées au niveau de trois Fokontany suite à l’assassinat de deux policiers que les habitants ont pris pour des dahalo (suite à une rumeur selon laquelle des bandits se promenaient dans la commune). Les témoins ont été mis sous pression de ne rien avouer mais la vérité a fini par être révélée.

Mais près de trois mois plus tard, aucun procès n’a eu lieu. Pour la commission nationale indépendante des droits de l’homme, cette situation est d’autant plus inacceptable dans la mesure où l’on ne veut plus que ce genre d’acte ne se reproduise. Le rapport contient aussi des recommandations pour la non répétition de ces actes de bafouage de droits de l’homme, mais incite surtout à la prise de décision des compétences sur la fin de l’impunité.

Annie N.

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