Crise alimentaire: L’extrême Sud Malgache toujours en détresse

La situation dans le Sud de Madagascar demeure préoccupante, d’après le communiqué de presse de l’Unicef, hier. Ce communiqué stipule que : « l’amélioration de la saison des pluies et de la récolte en mars et avril 2017 peut entraîner un sursis temporaire de la crise alimentaire complexe dans le sud, même si des poches de malnutrition aiguë restent un obstacle au rétablissement. Les résultats préliminaires de la recherche menée par l’UNICEF dans le cadre d’enquêtes SMART montrent une prévalence de GAM entre 10 et 15 pour cent dans les districts de Beloha et Amboasary, dans la fourchette de prévalence « élevée » pour le gaspillage, selon les normes de l’OMS (10-14 pour cent) ». Depuis janvier 2017, l’Unicef a fourni de l’eau pour près de 130.000 personnes sur les 740.000 qui n’ont pas accès à l’eau potable dans les six districts les plus affectés. Malheureusement, 610.000 personnes demeurent sans eau potable. Alors, à l’heure actuelle, l’Unicef procède à des enquêtes hydrogéologiques pour la construction future d’infrastructures hydrauliques, ainsi qu’à la réparation de systèmes d’eau et d’autres interventions provisoires d’approvisionnement en eau afin d’assurer l’accès à ceux qui en ont encore besoin. La crise alimentaire a des répercussions sur la vie des habitants du Sud-Malgache, notamment l’avenir des enfants. En Mars 2017, le taux d’absentéisme dans les classes continue d’augmenter dans les régions Abosy et Androy, après un bref moment d’amélioration en Janvier. La réponse pour répondre aux besoins de 391.000 enfants ayant besoin d’aide humanitaire reste largement sous-financée, à l’exception de la Nutrition et de la Santé, compromettant la capacité de l’UNICEF de respecter ses engagements fondamentaux pour les enfants en action humanitaire (CCC). L’on se demande pourquoi notre gouvernement n’arrive toujours pas à trouver une solution pérenne face au problème du Sud-malgache ? Entre autres, qu’en est-il du suivi de la réalisation des 21 engagements signés lors de la concertation nationale, à Ambovombe en février 2016 ? Bref, le Sud est toujours délaissé, en étant le dernier souci de nos dirigeants !

Recueillis par Malalanirina