Inflation: La masse laborieuse en souffre

Le coût de la vie se renchérit de jour en jour de telle manière que la majorité de la population malgache est plongée dans un état de pauvreté flagrant. La hausse des prix touche actuellement l’ensemble des couches de la population. Notamment, cela affecte la classe sociale inférieure. Concernant la part de l’alimentation proprement dite dans la consommation, cette classe sociale souffre considérablement et se plaint à plein temps. Malheureusement, leur cri et leur désarroi passe comme inaperçu sous les yeux du gouvernement. Il est difficile de croire que l’on va s’en sortir vu la situation qui ne fait que s’aggraver. De plus, le prix à la pompe ne fait que s’accroître au fil du temps, le prix des denrées alimentaires va de pair avec. Notons que le prix du kilo de riz plafonne toujours les 2 000 ariary et le kilo de viande s’achète à 12 000 ariary. Les légumineuses connaissent également une hausse considérable depuis déjà un certain temps, à l’exemple de l’oignon où le kilo s’achète à plus de 3 000 ariary. Cela fait maintenant la septième fois successive que le prix à la pompe s’est retrouvé à la hausse, y compris celle de février où l’Etat s’est intervenu pour maintenir le prix du mois précédent. Les transporteurs en tout genre rechignent sans cesse mais à quoi bon, le gouvernement reste impuissant face à l’inflation qui prévaut dans le pays tout entier. Les données de la Banque centrale ont montré que l’indice des prix à la consommation s’est accéléré en mars, atteignant 8,2 % en glissement annuel contre 7,3 % le mois précédent. Le coût de la vie grimpe en flèche alors que le pouvoir d’achat de tout un chacun diminue avec le temps. La souffrance de la population malgache n’est pas encore au bout de ses peines avec la hausse du prix du carburant qui ne fait qu’alourdir encore plus leur quotidien.

Jean Riana

Comments are now closed for this entry