CHRONIQUE DE RAZAFILAHY: QMM tient tête au régime HVM

En sus des coups de boutoirs médiatiques quasi quotidiens des entités politiques (MAPAR, MMM, TIM et autres groupuscules) solidaires pour revendiquer l’étendard de l’opposition, le parti présidentiel ou disons le régime pratiquement se trouve confronté à la défiance feutrée mais ferme des investisseurs des grandes mines comme QMM de Fort-Dauphin et à un degré moindre pour SHERRIT de Toamasina. Quoi dire d’autre lorsque les tentatives de négociation des décideurs étatiques sur des sujets délicats et des revendications qui fâchent butent sur des fins de non-recevoir de la part de ces partenaires privés ?

Les frictions sont à peine perceptibles parce des deux côtés des dossiers litigieux, les interlocuteurs ont plus intérêt à ce que le conflit reste entre les quatre murs de hermétiques bureaux des conseils juridiques et services officiels concernés. Personne ne tient à ce qu’une certaine publicité se fasse autour des préoccupations purement spatiales qui déboulent logiquement sur des enjeux économico-financiers. En clair, les engagements pris par la délégation lourde malgache à l’île Maurice en nouant des accords avec la Compagnie mauricienne de textile, une des usines les plus sophistiquées de l’île Maurice. C’était la goutte d’eau qui fait déborder le vase. C’est justement à propos de l’attribution de 400hectares par la partie malgache à ces projets que les responsables de QMM émettent des oppositions basées sur les conventions initiales concernant les périmètres attribuées sous le règne de Marc Ravalomanana que des problèmes apparaissent. La presse internationale faisait justement état d’ «une séance de travail qui devait donner lieu à la signature de plusieurs accords (un accord concernant la mise en place des zones économiques spéciales à Madagascar, un accord-cadre général de coopération ainsi qu’un accord d’établissement de commission mixte). Le «géant du textile mauricien projette d’investir neuf millions d’euros et d’employer 2 500 Malgaches pour relancer ses opérations. Hery Rajaonarimampianina repart aussi avec un accord sur la création d’une zone économique spéciale mauricienne à Fort Dauphin. Le site de Rio Tinto affiche officiellement « QIT Madagascar Minerals (QMM), détenue à hauteur de 80% par Rio Tinto et de 20% par l’Etat malgache, a mis en chantier une opération d’extraction de sables minéralisés près de Fort Dauphin à l’extrémité sud-est de Madagascar. Au cours des 40 années à venir, QMM prévoit extraire de l’ilménite et du zircon à partir des sables minéraux lourds sur une zone d’environ 6000 hectares le long de la côte. Les opérations minières de QMM ont débuté en décembre 2008 et la première cargaison d’ilménite a quitté le Port d’Ehoala en Mai 2009. L’activité minière actuelle est localisée au site de Mandena sur 2000 ha, au nord de Fort – Dauphin. La production de ce site augmentera pour atteindre éventuellement 750.000 tonnes par an. Les phases ultérieures se dérouleront à Sainte Luce et Petriky.» Pour le groupe SHERRIT International, les accords passés dans l’absence de transparence la plus totale avec le régime de Marc Ravalomanana fait l’objet de suspicions les plus légitimes compte tenu des conditions obscures qui laissent planer des doutes sur les intérêts supérieurs de ce pays. La situation a été toujours occultée. . Un dossier spécial d’Africa Intelligence en date du 8 mars 2013 titre sur un «Bras de fer minier avec Sherritt » pour étaler que «Depuis qu’il a accédé au pouvoir en mars 2009, le président Andry Rajoelina dit TGV veut modifier le contrat passé par son prédécesseur, Marc Ravalomanana, avec la compagnie minière canadienne Sherritt International pour obtenir du projet Ambatovy (nickel, cobalt) plus de retombées financières. » L’ancien ministre des mines Ratovomalala et les parrains de la Transition «ont été à la manœuvre pour tenter de faire fléchir Sherritt, qui de son côté a joué la carte du lobbying pour résister à cette offensive en règle.» Puis finalement toujours dans la discrétion la plus scandaleuse «L’arrêté interministériel autorisant la mise en opération du projet minier d’Ambatovy, adopté le 12 septembre, se double d’un protocole financier à ce jour toujours secret. » A l’heure où paraissent ces lignes le mystère reste et demeure toujours autour des conditions des extractions et des exploitations aussi bien que sur les retombées allouées au Trésor Public.

Des indiscrétions et des fuites crédibles font actuellement état d’un bras de fer juridique opposant l’Etat avec les dirigeants de QIT Madagascar Minerals, à cause de la détermination des décideurs nationaux en vue d’offrir à des groupes économiques de l’île Maurice une portion de cette véritable principauté industrielle qui fait la pluie et le beau temps à Fort-Dauphin. Aux dernières nouvelles, il semblerait bien qu’il revient au ministre de l’Industrie et du développement du secteur privé Chabani Nourdine natif de la région de couper la poire en deux ou de ménager la chèvre et les choux. Toujours est-il qu’à partir de ces tractations qui échappent pratiquement à la vigilance du grand public et des parlementaires. Par contre, c’est la souveraineté nationale et notre intégrité territoriale qui en pâtissent gravement au profit des intérêts particuliers internationalistes et de la cupidité égoïste de quelques hauts responsables achetés purement et simplement. A l’origine de tout le mal, il ne faut pas oublier les empreintes de la félonie de Marc Ravalomanana ce vendeur de la terre de nos ancêtres. Quelle que sera l’issue de ces pourparlers secrets au profit des investisseurs mauriciens et des intérêts de QMM, le moment est venu pour les dirigeants actuels de montrer pattes planches s’ils veulent échapper à la vindicte populaire que pourrait provoquer les frustrations collectives des personnes à qui on avait de force obligé de vider les lieux et de quitter leurs terres ancestrales pour faire plaisir à des étrangers. Dans le contexte actuel des relations conflictuelles entre le régime et les grandes compagnies minières, ne soyons pas étonnés si un jour quelque part on provoque des troubles pour servir d’écran de fumée à ces ignobles exploitations de l’homme par les hommes d’affaires.

Commentaires

0 #1 anhuro 10-05-2017 09:25
:-* Je vous croyez plus “fin” et non obtut , a vous lire les premiers fautifs sont naturellement ces salauds de vahaza !!

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