Inflation: Bête noire du régime
Le prix du riz atteint des sommets. Les familles doivent restreindre leur consommation. Les tarifs des carburants montent en flèche. Ceux qui possèdent un véhicule et ceux qui empruntent les transports publics limitent les déplacements. Les montants des loyers ne cessent de croire. Les litiges pour loyers impayés explosent. La Jirama augmente progressivement ses tarifs. Le prix de l’électricité ampute les revenus des ménages et pèse sur les charges des entreprises. Telle est l’épouvantable réalité vécue au quotidien par la population malgache mais ignorée par les détenteurs du pouvoir. Ceux-ci se plient en quatre pour épauler Claudine Razaimamonjy mais ils tournent le dos à leurs compatriotes, lesquels ne peuvent presque plus nourrir, vêtir, éduquer et soigner leurs enfants. La déception des Malgaches est immense et leur colère est profonde. Le HVM n’ira pas loin s’il compte sur les bulletins de vote d’une femme gangster et de son beau-frère voyou lors du prochain scrutin présidentiel. Il a plutôt intérêt à réfléchir dès à présent sur le vote-sanction prévisible de millions de Malgaches mécontents. Sauf en cas de fraudes électorales massives, le régime ne sera pas reconduit. En effet, il ne maîtrise plus rien du tout, et surtout pas l’inflation aux conséquences désastreuses. Il se trompe s’il croit qu’il pourra juguler l’inflation en augmentant le taux directeur de la Banque Centrale ou en émettant de nouveaux billets de 20.000 Ariary.
M. GASPARD