Loi sur les propriétés foncières: Nombreux sont à côté de la plaque

La question de la propriété foncière a toujours été un sujet délicat à Madagascar tant pour les nationaux que pour les étrangers. Effectivement, les procédures à suivre concernant l’obtention d’un titre de propriété requiert une certaine connaissance des lois ainsi que des règlements y afférents. La politique foncière à Madagascar chercherait à améliorer, à moderniser, à organiser et à réorganiser sans cesse la gestion ainsi que la législation du foncier. Pourtant, la sécurisation foncière pour la population de masse, qui, apparemment occupe une terre et la met en valeur depuis des lustres, n’est jamais « assurée » et reste encore floue et incertaine. Les conflits fonciers ne sont jamais loin. Cela résulte encore une fois de la méconnaissance des textes et des procédures qui s’avèrent indispensables à l’acquisition d’un terrain. Les paysans ont des difficultés à réaliser les procédures à suivre au niveau de la justice car elles leur sont longues et difficiles à comprendre. Effectivement, les procédures d’enregistrement des biens hérités au nom des héritiers sont longues et difficiles à comprendre pour les paysans qui sont analphabètes. L’Etat devrait penser à faciliter les procédures et vulgariser autant que possible les textes fonciers afin d’éviter de mettre dans le désarroi les populations issues des communes rurales. Bien évidemment, les profiteurs ne sont pas des moindres vis-à-vis des cas d’ignorance des autres. Le problème foncier à Madagascar a fait dernièrement l’objet d’un atelier de concertation à Anosy hier. L’objectif étant d’amoindrir les difficultés ressenties par les Malgaches dans la préparation ainsi que la manipulation des paperasses surtout au niveau du domaine. Tous les sujets délicats ou problèmes se rapportant à ce sujet ont été discutés au cours des discussions comme les actes de propriété en mauvais état ou déchirés…

Jean Riana

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