Zone Economique Spéciale: Des investisseurs mauriciens en exploration

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet SEZ malgache, une mission technique était à Madagascar du 17 au 24 avril 2017 pour explorer d’autres opportunités d’investissement.

Plus rapporte le bulletin mensuel du Board of Investment (investmauritius), à la suite de la signature d’un protocole d’accord par les deux gouvernements le 11 mars 2016, le gouvernement malgache a demandé l’aide du gouvernement de Maurice pour le développement d’un parc industriel dans la région de Fort Dauphin en vue de stimuler les activités économiques dans la région sud-est du pays. Quatre-vingts hectares de terres situées à proximité du Port d’Ehola ont été identifiés pour ce projet.

Cependant, d’après toujours la même source, Chabani Nourdine, ministre de l’Industrie et du Secteur privé a rencontré la délégation mauricienne et a souligné que le parc industriel devrait s’implanter à Fort Dauphin et que le gouvernement malgache ainsi que son ministère sont prêts à accorder tout le soutien nécessaire à la réalisation du projet. D’autres projets mauriciens peuvent évidemment être mis en œuvre parallèlement dans d’autres parties de Madagascar. Mais Fort Dauphin offre de nombreux avantages, à savoir une infrastructure portuaire moderne, la proximité du site proposé pour la SEZ à l’aéroport de Toliara, un réseau routier développé et une fourniture d’énergie électrique stable.

La délégation mauricienne a également profité de l’occasion pour explorer d’autres possibilités d’investissement à Madagascar. Grâce à des échanges avec l’Economic Development Board de Madagascar (EDBM) et le PIC «Pôle Intégré de Croissance», un programme de développement financé par la Banque mondiale, le Fonds pour le développement de l’Afrique a été informé de l’initiative du gouvernement malgache de créer des villages touristiques à Tuléar, dans la région sud-ouest et à Diego Suarez dans le nord. Cela comprend également les initiatives telles les zones économiques spéciales. Le potentiel de développement de Diego Suarez s’articule autour des pratiques agricoles compétitives sur le plan commercial et industriel, de l’élevage du bétail, de la pêche et du tourisme, tandis que Tuléar offre un fort potentiel pour le développement d’une chaîne de froid pour la transformation des fruits de mer et de la viande.

Dans ce contexte, d’ailleurs, le 24 avril dernier, la deuxième réunion du Comité bilatéral a été organisée pour discuter des principales problématiques à la mise en œuvre ainsi que de l’aplanissement des entraves à la réalisation du projet SEZ. Au cours de la réunion, les deux parties ont accepté de créer un fonds commun de créance (FCC) d’ici la fin de mai 2017 et de procéder à la signature de l’accord-cadre au plus tard d’ici la fin d’août 2017. Ce cadre comprendra les modalités d’attribution des terres, les responsabilités des parties intéressées, le cadre juridique de la SEZ et les mécanismes pour le règlement des litiges, entre autres.

Qu’en est-il du Comité ZES ?

Dans cette optique de promotion des espaces de croissance, le ministère de tutelle s’attache également vers la mise en place des Zones Economiques Spéciales (ZES) en vue d’attirer des investissements étrangers et locaux et créer des conditions d’émergence des pôles de compétitivité pour la relance de la croissance économique. Un COMITE ZES a été mis en place par le décret n°2015-1092 du 07 juillet 2015 et qui a pour objectif d’accélérer la mise en place des différents conditions favorisant l’installation de ZES à l’intérieur des espaces de croissance et d’accompagner le Gouvernement dans le processus d’implémentation de ZES pilotes. Le processus d’élaboration du cadre juridique et réglementaire régissant les ZES est actuellement en cours.

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