Faut-il avoir peur de Marc Ravalomanana?
A mesure qu’on approche de l’échéance électorale de l’an 2018, les habitants de ce pays se posent des tas de questions sur les candidats probables qui vont se présenter. Avec beaucoup d’inquiétude étant donné les risques que pourront véhiculer inévitablement les ambitions de personnages connus qui ont déjà montré les preuves de leur manque de dignité et de leur mauvaise foi dans la conduite des affaires de l’Etat. Les plus pessimistes atteints de sinistrose défaitiste aïgu selon les gens du pouvoir, à tort ou à raison vont même jusqu’à douter de la capacité de l’actuel président de la République de briguer un autre mandat. Pour ceux-là, les raisons de leur méfiance ne manquent pas.
A l’heure où certains esprits inventifs vont jusqu’à songer à la suppression pure et simple des institutions parlementaires pour mettre en place une assemblée constituante devant conduire vers une 5ème République, l’électorat ne sait plus sur qui jeter leur dévolu pour ne plus avoir à subir à chaque changement les affres des mauvais choix qui conduisent finalement à des réalités que vivent malgré elle la population. On est donc réduit à se contenter des tristes sires tels que Marc Ravalomanana qui n’arrête pas de faire son cinéma de looser déterminé à revenir aux conduites des affaires nationales par tous les moyens, même les plus ignobles comme l’instrumentalisation de la chrétienneté protestante. Sans compter les manoeuvres déstabilisateurs qu’il pratique au grand jour sous le nez et à la barbe des responsables étatiques actuels bernés par les pseudo-obligations respect des libertés démocratiques et les contraintes illusoires d’on ne sait quelle sorte de réconciliation nationale entachée d’une impunité originelle. Comment des citoyens sains de corps et d’esprits pourront-ils fermer les yeux et oublier les manquements très graves accomplis par l’homme d’Imerikasinina durant tout le temps où il avait abusé de manière dictatoriale et autoritaire des prérogatives étatiques avec la complicité d’une clique de faiseurs de rois d’une avidité et d’une cupidité ancestrale qui datent des temps monarchiques? Faut-il vraiment faire abstraction de tout le mal que cet individu avait infligé à ces propres concitoyens et violations flagrantes des lois sur l’exercice du pouvoir et des pratiques financiers en détournant sciemment les deniers de l’Etat au profit de son empire industriel qui a tellement prospérer que sa fortune s’évalue à l’échelon international dans des normes scandaleuses. A titre d’exemple rappelons des passages des articles de Madagate sur les sinistres exploits de cet individu “Mais pour en revenir un peu en 2001, saviez-vous que du temps de la vice-Primature de Pierrot Rajaonarivelo, la société Tiko n’a jamais payé ses impôts d’un montant de 250 milliards fmg, réclamés alors par le vice-Premier ministre ?(…) Il est le fondateur du groupe ALMA pour Asa Lalàna Malagasy qui rafle tous les marchés juteux sans appel d’offres comme la réfection du terminal de taxi-brousse sur la route-digue, au lieu nommé « Fasan’ny Karana » ; CCM pour Compagnie de construction malagasy (bureau d’études de génie civil, construction de routes (encore !), de barrages…). L’intéressé est mêlé à des faits délictieux passibles de peines pénales flagrants et pas encore frappes de prescription, mais chose étonnante, Bianco semble l’ignorer superbement… C’etait à cause de son statut d’ancien Chef d’Etat à titre putative ou seulement parce qu’ils disposent de complicité très influente même au sein des organes de répression. Quoi qu’il en soit, il est temps que les responsables réalisent qu’il y a partialité quand on poursuit Claudine Razaimamonjy alors qu’on laisse tranquillement se pavaner partout Ravalomanana.
Commentaires
non, ra8 comme les karana sont pareils
Quelle peur bleue pour ses détracteurs