Financements agricoles : La banque de développement, une option
Le secteur de l’agriculture est fortement dépendant des infrastructures rurales, qui peine à trouver le chemin de la croissance. Ce secteur n’occupe que 26% du PIB national alors qu’il représente les activités de 83% de la population à Madagascar. L’on constate que les infrastructures agricoles se font rares, voire mal entretenues s’il y en a, les équipements d’irrigation font défaut, l’accès à l’électricité, au téléphone et aux NTIC restent limités. Le gouvernement est incapable d’appuyer l’installation d’infrastructures pour le secteur agricole et arrive difficilement à faire face au risque climatique grandissant. Du coup, la plupart des agriculteurs ont des activités exclusivement vivrières locales. Ceux qui veulent se lancer dans la production commerciale peinent à développer leur activité faute d’accès aux financements, malgré le succès grandissant du microcrédit dans le secteur. Il est à savoir que la Grande Ile possède 36 millions d’hectares de terres cultivables, dont 3 millions d’hectares sont exploités et dont 2,5% seulement sont irrigués. De ce fait, Madagascar produit annuellement 3,8 millions de tonnes de riz, son principal produit de consommation. En attendant les résultats à long terme mis en place par l’Etat, à travers le plan national de développement (PND), le secteur financier privé et institutionnel a pris le relais à l’instar du microcrédit qui connaît depuis 30 ans un succès sur tout le territoire de la Grande Ile. Face à cela, la banque de développement pourrait devenir une option aux problèmes agricoles du pays. C’est une banque qui a pour mandat de financer des projets d’intérêt général dans les pays qui en font la demande. Ses statuts évoquent surtout des projets d’infrastructures et des projets d’équipements, notamment pour les pays pauvres tels que notre pays…
Malalanirina