Publié le 17 mars 2021
Les trafics sont un sport national. C’est pourquoi, la saisie le 31 décembre 2020 en Afrique du Sud de la cargaison illicite de 73,5 kilos d’or en provenance de Madagascar n’a pas surpris l’opinion publique. Ce cas a juste bénéficié d’un traitement médiatique exceptionnel et d’une attention politique sans précédent. Avant ce scandale retentissant, il y a eu d’autres actes de contrebande, notamment vers les Comores. Après, il y en a eu encore.
On peut même dire que la fête continue de plus belle. En effet, le 4 mars 2021, le Bureau des Douanes de Nosy Be a intercepté une exportation frauduleuse de 190 grammes d’or, lors de la fouille d’un ressortissant indien qui comptait se rendre à Dubaï via un vol d’Ethiopian Airlines. Il convient de féliciter la Direction Générale des Douanes pour son efficacité. Il reste à savoir si ce passager fait partie du réseau mafieux de la société Parpia Gold and Jewels Trading, prétendue propriétaire des 73,5 kilos d’or. Compte tenu de la nécessité impérieuse de constituer une réserve nationale d’or, il faut absolument que le Ministère des Mines et des Ressources Stratégiques, l’Agence Nationale de l’Or et les compagnies aériennes s’impliquent davantage dans les actions tendant à prévenir les trafics de ce métal précieux. La Direction Générale des Douanes, la Police de l’Air des Frontières et la Gendarmerie Nationale ne peuvent pas tout faire. Il faut constituer une task-force apte au travail d’équipe. L’urgence est signalée car les trafics d’or ne connaissent pas de pause.
Ranary et PN