Publié le 16 mars 2021
La proximité géographique a l’avantage de favoriser les échanges commerciaux. L’inconvénient est qu’elle facilite également la propagation du Coronavirus.
Chaque jour, des comoriens viennent à Madagascar et des malgaches se rendent aux Comores. Dans les deux cas, il s’agit essentiellement de commerçants qui utilisent des embarcations légères pour écouler leurs marchandises. Ces allers-retours incessants répondent à la loi de l’offre et de la demande mais ils accélèrent les contaminations. En l’absence de contrôles sanitaires stricts, les cas contacts sont impossibles à identifier et à dénombrer. Entre les passagers en provenance d’Europe via Nosy Be et les commerçants venant des Comores, Madagascar se trouve exposée à une hausse exponentielle des contaminations car les cas contacts se déplacent dans toute l’Ile en vertu de la liberté de circulation. Les pouvoirs publics sont parfaitement au courant de ces faits mais ils semblent ne pas établir le lien de causalité entre le laxisme aux frontières et les contaminations. On risque de payer cher cette négligence, surtout que la vaccination n’est toujours pas à l’ordre du jour. Les autorités ont décidé de sanctionner à nouveau les personnes qui ne portent pas de masque de protection mais il est peut-être déjà trop tard.
R. Lola