La Gazette de la grande ile

Incendie : La société détruite par les flammes

Publié le 09 novembre 2022

Durant ces trois derniers mois, les incendies sont quasi présents dans le quotidien malgache. Les foyers, les marchés, surtout les forêts en sont toujours victimes. Ces faits affectent grandement la vie courante, parce que ce n’est jamais facile de perdre un emploi ou une propriété, compte tenu de la situation qu’on vit actuellement.

Presque tous les jours, il y a un incendie. Le matin du 08 novembre 2022, il y a eu deux incendies dans la province de Toamasina. L’un s’est passé dans le fokontany d’Andranomadio, et l’autre à Tanambao Verrerie Toamasina. Il est difficile pour les pompiers d’éteindre le feu, vu que ce dernier s’est déclaré dans deux endroits différents, provoquant la destruction aussi bien de foyers que de d’autres biens. Certaines personnes abusent de la situation, et une moto a disparu pendant la confusion.

Ce fléau a pris de l’ampleur dans la province de Toamasina. Une semaine auparavant, des foyers dans le fokontany de Mangarano ont aussi pris feu. Cela s’est passé la nuit, et la question de savoir l’origine du feu n’a toujours pas de réponse, car à 23 heures, tout le monde dormait. La flamme qui lui brûlait le ventre a réveillé un jeune garçon de 17 ans. Les gens ont tout fait pour éteindre le feu, jusqu’à l’arrivée des pompiers, mais tout a été réduit en cendres.

Cela ne nous mène qu’à la destruction et à la pauvreté. Déjà qu’il n’est pas facile pour tout le monde de trouver un abri pour dormir, mais le peu dont on dispose part encore en cendres. L’argent pour réparer les dégâts pose également problème.

Un cas répétitif !

La province d’Antananarivo a aussi fait partie des victimes de ces incendies. Ce furent le cas à Ambohijatovo au marché des livres, au marché d’Anosibe, à Anosizato-Est et à Andralanitra. Ces incendies sont peut-être intentionnels, à savoir des faits criminels pour qu’une minorité puisse en profiter par la suite. La maire de la ville d’Antananarivo, Naina Andriatsitohaina doit prendre sa responsabilité face à ces choses répétitives, car cela rend les Malagasy encore plus pauvres.

Des personnes tirent peut-être profit des dégâts engendrés par ces incendies au niveau de la société. Cela s’étend aujourd’hui aux incendies des forêts, comme ce fut le cas dans la réserve naturelle d’Ankaratra, le 06 octobre dernier. 90% de la zone de reboisement de Marohogo, la réserve d’Ambohitantely, sont aussi partis en fumée.

« En deux mois, durant le mois de septembre et octobre, il y a eu trente-cinq incendies à Madagascar », a affirmé le rapport du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC). La société a subi différentes conséquences de ces incendies. Une famille vulnérable s’est encore appauvrie, parce qu’elle a perdu sa propriété. Madagascar est aussi détruit à cause de ces feux de brousses au point d’affecter la société malagasy.

F. Sohnya (Stagiaire)

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