Publié le 09 novembre 2022
La Conférence sur le climat (COP 27) en Egypte a été officiellement ouverte le 7 novembre 2022 et durera 12 jours. Le financement des dégâts climatiques est au centre de cette conférence.
Le chef d’Etat malgache Mamimbahoaka et son épouse Mialy Rajoelina, la ministre de la communication et de la culture Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, la ministre de l’environnement et du développement durable Vina Marie Orléa ainsi que le ministre de l’élevage et de l’agriculture Harifidy Ramilison sont les représentants de Madagascar à cet évènement.
Les pays industrialisés sont les principaux acteurs des émissions des gaz à effet de serre et les Africains réclament des dédommagements, vu qu’ils sont les victimes du changement climatique et Madagascar en fait partie.
Pour le cas de Madagascar, des cyclones dévastateurs, la sécheresse au Sud du pays ainsi que d’autres catastrophes sont les dégâts causés par le changement climatique dans le pays.
Durant son intervention le 8 novembre, le chef d’Etat malgache a affirmé que les Africains ne sont responsables des émissions des gaz à effet de serre qu’à seulement 3% alors qu’ils sont les plus touchés par les dégâts de ces gaz. Donc il propose de changer les stratégies sur la lutte contre l’accélération du changement climatique. Il a ainsi parlé des stratégies de Madagascar pour protéger l’environnement.
Le président malgache a rencontré le ministre des affaires étrangères Arabe Shéikh Shakhboot Bin Nayan Al Nayan pour renforcer les coopérations des deux parties sur la réalisation du projet Tanamasoandro suite à une précédente rencontre.
Le président malgache n’a-t-il pas affirmé pendant ses campagnes électorales qu’il n’a pas besoin des pays étrangers pour parvenir au développement du pays ? Il s’est vanté sur le fait de vouloir être indépendant financièrement alors que c’est lui en personne qui est actuellement en train de ramper et remuer ciel et terre afin d’obtenir des financements pour la réalisation de ses projets. Et maintenant, c’est encore lui qui crie fort au fond vert pour le climat.
Dans son intervention, il aurait dû ainsi parler de la situation actuelle de l’environnement de Madagascar. Il aurait dû évoquer comment le gouvernement malgache gère la déforestation, les incendies qui mettent en péril les pauvres espèces endémiques de Madagascar. Et ainsi, il aurait dû parler de son projet d’importer des girafes, des lions, des zèbres et d’autres animaux d’Afrique à Madagascar. Il réclame aux pays riches d’assumer leurs engagements envers les pays africains, mais est-ce que lui-même tient son engagement envers son pays ?
Larissa (stagiaire)