Publié le 09 novembre 2022
La 27ème conférence des Nations-Unies sur les Changements Climatiques va se tenir cette semaine à Sharm El-Sheikh en Egypte et Madagascar y est représenté par une délégation dirigée par le président de la république. Une fois encore, le petit Timonier va demander des subventions pour pouvoir réaliser ses projets classés par beaucoup comme « fous ». Le plus surprenant est qu’il est fier de ses actes et se vante de vouloir représenter l’Afrique dans la requête des pays du sud pour les dommages climatiques engendrés par des gaz à effet de serre sur les variations imprévisibles de la météo loin des régions industrialisées. Notre président va plaider pour le compte du Fond Vert pour le Climat devant être alimenté par cent milliards de dollars (100 milliards $) par an pour selon lui, « permettre à Madagascar d’accélérer la mise en œuvre des projets prévus dans le cadre de son plan national d’adaptation » et il n’a de cesse de rappeler aux autorités de la COP 27 que la Grande île est l’un des rares pays à disposer d’un plan national d’adaptation.
Quasiment à chaque sortie du Mamimbahoaka, il sollicite de l’aide étrangère alors que lors de la campagne électorale de 2018, lui-même avait déclaré que Madagascar n’a pas besoin des aides étrangères pour son développement. Ce n’est pas non plus la première fois que notre pays reçoit de l’aide venant de divers organismes internationaux et surtout venant du Fond Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, mais force est de constater que la plupart de ces aides n’arrivent pas à bon port. La cause est tout d’abord la corruption qui gangrène les institutions publiques et même les ONG et les associations de luttes contre les changements climatiques. De plus, on sait par expérience que les aides étrangères ne sont pas vraiment des aides, car les contreparties sont très souvent synonymes de sacrifices pour le pays.
Lors de cette COP 27, le président de la république a déclaré vouloir participer à tous les débats et les tables rondes lors de l’évènement. Il va encore une fois vouloir épater la galerie sans vraiment parler des véritables problèmes que la population malagasy endure. Ce qui intrigue ici aussi est le fait que même si Mamimbahoaka obtient gain de cause, rien n’assure que les fonds collectés vont vraiment arriver aux mains de la population du sud de Madagascar étant donné que le fameux plan national d’adaptation reste flou pour la majorité des Malagasy.
La réalité malagasy fait que les doutes sont fondés sur le bon fondement de ce plan national d’adaptation car au part avant, plusieurs projets et investissements sont tombés dans l’oubli. Chez nous, les actes ne joignent presque jamais les paroles. Prenons l’exemple du projet de téléphérique à Antananarivo qui a juste fait l’objet de propagande pour le régime mais la réalisation reste jusqu’aujourd’hui une utopie, cela a même engendré des plaintes venant d’un établissement scolaire pour une histoire de pylône qui passe dans leur enceinte et l’association « amis des patrimoines » pour dénoncer les risques de dégradations que le projet pourrait apporter aux vestiges du passé dans la Haute ville.
Ravo (stagiaire)