Publié le 05 décembre 2022
Il y a quelques semaines, des habitants du quartier d’Itaosy ont manifesté contre les délestages. Plus récemment, on a également assisté à des scènes de violence pour les mêmes raisons dans les quartiers d’Ampefiloha, Anosimasina, Tanjombato et Soavimasoandro. Les autorités auraient tort de minimiser les faits ou de les qualifier de cas isolés ou encore d’actes politiques.
Le régime est à l’écoute des doléances et il a pris le taureau par les cornes. D’une part, des centrales solaires et des barrages hydroélectriques ont été inaugurés. D’autre part, l’assainissement de la Jirama est en cours. Le régime s’efforce de remettre de l’ordre après des décennies de gabegie et de mauvaise gouvernance. Ces mesures sont positives, mais extrêmement tardives.
Par conséquent, il faut comprendre la détresse des usagers qui continuent de subir de longues et fastidieuses coupures d’électricité, qu’elles soient annoncées ou non prévues. Notre journal a rappelé plus de cent fois que c’est une erreur de sous-estimer la rage et le désespoir des usagers qui paient de plus en plus cher pour un service toujours aussi médiocre.
Lorsque les gens rentrent chez eux le soir, ils sont épuisés d’une longue journée de travail et du temps passé dans des embouteillages monstres. Ils sont lassés d’être ensuite confrontés aux attaques de bandits qui profitent de l’obscurité des ruelles et des domiciles. Ils sont fatigués enfin de ne pas pouvoir recharger leur téléphone, ou de ne pas pouvoir écouter la radio ou regarder la télévision.
La Jiramaty est au cœur d’une anxiété sociale sans précédent qui ne peut pas se satisfaire de promesses. Il appartient aux dirigeants de trouver des solutions techniques de toute urgence, mais non pas de verser dans une répression tous azimuts.
Ranary