Processus électoral : rien ne va si Madagascar dépend toujours de la communauté internationale
Depuis toujours, le processus électoral à Madagascar a été appuyé par la communauté internationale. La signature du document de projet Soutien Au Cycle Electoral de Madagascar (SACEM) avec le gouvernement malgache et la CENI s’est tenue ce lundi 20 février. La communauté internationale à Madagascar, sous le leadership des Nations Unies, a procédé à cette signature. Ce document élaboré par le biais d’un processus consultatif et inclusif, se focalisera sur l’appui à la fiabilisation et la crédibilisation des listes électorales; la révision du cadre légal relatif aux élections; la communication, éducation civique et électorale; l’appui aux opérations électorales; l’assistance technique. Il a été souligné que l’engagement de la Communauté Internationale au prochain cycle électoral ne se limite pas à un soutien financier, technique et logistique mais aussi à la mise en place, à travers le projet SACEM, d’un forum qui canalisera l’engagement constant entre les parties prenantes nationales et la Communauté Internationale autour du processus électoral. Le fonds alloué par les bailleurs et partenaires techniques et financiers de la Commission électorale nationale et indépendante (CENI) a nettement baissé par rapport aux préparations et réalisations des dernières élections de 2013. Ce fonds qui était de 32 millions de dollars en 2013 est actuellement réduit à 12 millions de dollars seulement. Il faut noter que les élections qui se sont poursuivis dans le pays n’ont jamais déroulé dans la crédibilité. Il y a du détournement au niveau des systèmes informatiques. Par ailleurs, la communauté internationale ne fait qu’aggraver la situation dans le pays, mais n’a pas jamais porter de solutions. Madagascar va encore vivre dans le tourment et la crise va persister si elle est toujours dépendante de la communauté internationale.
Nandrianina