Deux roues: Des instruments de mort !
Le code de la route est un ensemble de règlements qui se veut protecteur. Il est censé s’appliquer à l’ensemble des usagers de la voie publique, incluant donc, les camions, les minibus et même les véhicules à deux roues. Si les doléances sont nombreuses concernant le comportement révoltant des chauffeurs de taxi-be, certains scooters ne sont pas exempts de tout reproche.
Commençons d’abord par le port du casque qui est une obligation s’appliquant à tous les conducteurs de deux roues. Aussi contestataire que l’on puisse être, le port du casque est imposé pour des raisons de sécurité, à plus forte raison pour préserver l’intégrité physique du conducteur. En effet, le moindre accident sur un deux-roues peut avoir des conséquences irréversibles sur le corps. Pour d’autres, le moindre écart peut finir par la mort. Il est difficile à dire, si le non respect de cette obligation doit être imputé au manque de mesures préventives ou au manque de contrôle, mais on tombera d’accord qu’il s’agit d’une inconscience manifeste que les victimes ou leur famille mettront sur le dos de n’importe qui. Que les choses soient claires, il ne s’agit pas ici de faire part d’une haine particulière envers les motards, mais plutôt d’une prise de conscience et même d’un appel à faire preuve de prudence.
Si l’absence de casque constitue à lui seul une inconscience manifeste, que dire de ces conducteurs qui n’hésitent pas, et prennent même l’habitude de circuler à trois, et parfois jusqu’à cinq sur un scooter. Certains, en état d’ébriété avancé ne s’exposent pas seulement à des réprimandes, mais jouent également leur vie. Un simple coup de guidon, le moindre mauvais geste et c’est le trépas assuré. En pareil cas, à qui sera la faute ? L’on n’aura beau chercher, le mal sera fait. De plates excuses du genre « Miala tsiny indrindra tompoko » ne ramènera pas la vie. Si l’état d’ébriété prouve cette inconscience révoltante, la sonnette d’alarme est également tirée pour le père de famille qui ballade toute sa tribu sur son scooter. Parfois, ils sont cinq, dont deux seulement sont adultes. Que se passe-t-il dans la tête d’un chef de famille qui accepte de faire prendre autant de risque ?
En tant que journaliste, nous avons pour obligation d’informer. Nous ne disposons pas de moyens suffisants pour vous réprimander, ni même pour éveiller votre conscience. Nous demandons donc à ces clubs de deux roues de conscientiser leurs congénères, membres ou non, sur le risque qu’ils encourent. Si le deux-roues est votre passion, montrer le bon exemple et prouver aux autres que vous avez une conscience.
Johan R.