Refonte du code minier: De nouveau sur le tapis !

Les années se suivent et se ressemblent pour le code minier: à chaque début d’année, on parle de refonte pour mieux exploiter nos ressources dans l’intérêt du pays et de sa population, mais au bout rien de concret et rebelote pour l’année prochaine. Aussitôt nommé à la tête de l’Omnis, Eric Rabearisoa a déclaré sur RFI, la semaine dernière : « si actuellement on parle de 2% d’apport du PIB, nous voudrions amener ce chiffre à 15-20% comme dans d’autres pays subsahariens. Il est clair qu’il n’y a pas beaucoup d’investisseurs. Donc nous, notre intérêt, c’est de mettre en place un code remanié qui va permettre d’attirer ces investisseurs ».

Ces propos traduisent en fait les contradictions des pouvoirs publics qui veulent attirer le maximum d’investisseurs tout en renforçant le contrôle de l’Etat. Dans un pays qui fait figure de super champion en matière de corruption, le contrôle de l’Etat risque d’être interprété comme l’institutionnalisation du racket par les gens du pouvoir. Bref, le contrôle tel qu’il est projeté, risque de dissuader les investisseurs.

Par ailleurs, l’appel aux investisseurs fait fi des réalités locales et de la concurrence entre les pays. A priori, les Malgaches ne veulent pas travailler avec des investisseurs étrangers alors que sans le capital et la technologie, nos ressources resteront de simples potentialités. Avant qu’on projette quoi que ce soit sur le code minier, qu’on règle une bonne fois pour toute cette question sur la présence étrangère.

Sinon tout le reste n’est qu’un populisme douteux qui n’attirera aucun investisseur à qui on veut par ailleurs payer le prix fort en augmentant les redevances et en subissant de gros risques à cause de l’insécurité juridique et énergétique et l’insécurité tout court.

 Les rédacteurs du code et nos dirigeants en général ne peuvent-ils vraiment se mettre à la place des investisseurs ? S’ils sont incapables de se mettre dans cette projection, que peuvent-ils nous apporter ?

Sa

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