CHRONIQUE DE N RAZAFILAHY: Les coulisses obscures des relations internationales

Après chaque séjour des représentations étrangères de passage officiellement à Madagascar, nous apprenons un peu plus sur les volets cachés de ces contacts avec ces visiteurs venus d’ailleurs. Lors des voyages de nos dirigeants à l’extérieur aussi, au nom d’une coopération pompeusement qualifiée de gagnant-gagnant, le constat reste valable. Il suffit de se rappeler d’un récent séjour à l’île Maurice avec des acquis et concessions acceptés d’avance, pour le moins en faveur des investisseurs. « Pour attirer ces derniers dans les meilleures conditions », dit-on pour justifier leur hâte suspecte.

C’est tout juste si ces véritables envahisseurs, qui débarquent avec des idées franchement géopolitiques au service des finalités mercantiles, dissimulent leurs intentions de vouloir imposer les priorités de leurs intérêts. A propos justement des offres en faveur des groupes mauriciens, l’opinion n’est pas toujours convaincue du bien-fondé et de l’opportunité de faire cadeau d’une partie de notre territoire dans les parages de l’Anosy sans qu’on sache réellement quelles retombées palpables en tirer le Trésor Public. Un passé pas très lointain, concernant la mise en concession du TERMINAL CONTENEUR pour les traitements des flux des conteneurs en import-export dans le port de Toamasina reste et demeure encore et toujours une source de pertes sèches continuelles au détriment des recettes portuaires. Les apports financiers de l’ordre de plus de 100 milliards de FMG des partenaires philippins destinés aux transferts du personnel du port vers la nouvelle unité ont disparu sans que les employés destinataires aient vu la couleur. Personne depuis le 16 juin 2005, en dehors des seuls dirigeants et cadres nationaux qui en tirent profit n’est censé connaître la teneur et l’effectivité du renouvellement quinquennal de la convention de mise en concession avec le groupe philippin ICTSI. A propos justement de ses mystères financièrement douteux qui datent de l’ère Marc Ravalomanana, l’opacité la plus totale sur les opérations portent les empreintes illicites des fraudes lors des contrôles et les sales combines en matière de trafics de produits prohibés comme les rondins de bois de rose et fausses déclarations sur la nature des marchandises débarquées. Agissant au nom de leur parent président, les cadres de MICTSL tels que Ratrimo Richard et consort, faisaient la pluie et le beau temps sans oublier de s’enrichir en douce. Qu’on le veuille ou non ces compromissions passibles de poursuites sur le plan pénal, ont pu se dérouler sans que les auteurs et leurs comparses aient pu être inquiétés, parce qu’à partir d’Antananarivo la capitale des ordres précis n’arrêtent pas d’instrumentaliser les juges saisis et en charge des dossiers. Ces pratiques qui relèvent du vrai banditisme soutenu par les délits d’initiés ont entraîné le limogeage de Vony Roger DG du Port au profit de Botozaza Pierrot pratiquement dévoué corps et âme à l’homme d’Imerika-

sinina (mêlé lui-aussi aux frasques et abus financiers de son protecteur) et du PDS du Faritany Tsizaraina déterminé à ne pas cautionner cette forme de braderie des intérêts commerciaux des services du port. D’une manière étrange l’entreprise MICTSL poursuit encore ses activités sans aucune transparence de nos jours… Avec l’aval ou l’insu du Président de la 4ème République ?

Et voilà que le projet d’implantation d’une ZONE Economique Spéciale sur 400Ha à l’intérieur du périmètre confié à QMM, à Fort-Dauphin l’autre bout de l’île provoque les inquiétudes et les préoccupations les plus légitimes pour plusieurs raisons. A savoir : les bases des accords restés secrets entre QMM et le même Marc Ravalomanana (bail emphytéotique et taux fiscaux retenus), l’obscurité et les lacunes des textes législatifs, l’inefficacité de nos systèmes de contrôle et bien entendu la prédominance des effets dévastateurs de la corruption au sein des organes et institutions étatiques. Même à l’heure actuelle, personne ne semble se soucier outre mesure de ces lacunes et carences coupables. Continuité de l’Etat et des avantages discrets obligent ? Pour en savoir plus, que ceux qui en doutent revoient les piles des dossiers de contentieux entre le Port de Toamasina et ses partenaires, la Chambre de Commerce contre les voleurs de conteneurs connus mais intouchables, les enquêtes judiciaires gelées sur les grands noms du trafic de bois de rose et même des stupéfiants couverts par des transitaires fameux protégés par un ancien DG des Douanes affairiste…Les nominations accréditées de certains représentants consulaires pas très clairs au lieu de faciliter la normalisation de la bonne gouvernance, ne font que bloquer le bon fonctionnement de la lutte contre l’impunité à tous les niveaux. Pire, les formalisations de ces nouvelles relations conclues à la va-vite avec chaque délégation étrangère de passage, avec ce qui se trame en coulisse, loin des yeux et de la curiosité des observateurs rendent encore plus malsaines, les négociations plus que discrètes concernant toutes nos ressources (halieutiques, minières, pétrolières et autres). Il n’y a pas que les asiatiques qui méritent d’être blâmer dans ces relations dépourvues de toute honnêteté morale et civique. L’Occident et les pays émergents du continent voisins ne sont pas irréprochables de part les ambitions hautement commerciales et invasions territoriales pour l’agro-alimentaire. Sujets d’actualité brûlante, les premiers pas de la délégation turque à Madagascar s’annonce dans les plus mauvaises conditions avec les conditions proposées de part et d’autre pour             asseoir les bases des secteurs-clés d’une coopération dominée par celui qui donne et qui logiquement…doit commander. La partie turque pour satisfaire le bon vouloir d’Erdogan, ses lubies autocratiques et son désir ardent de se refaire une virginité politique en se servant des pays en développement d’Afrique et Madagascar avec. C’est à juste titre que sérieusement ahuri notre collègue déplorait dans ce journal hier en réponse A la question de savoir pourquoi les dirigeants malgaches s’entêtent-il à dilapider toutes les richesses naturelles du pays, c’est à juste titre que sérieusement ahuri notre collègue déplorait dans ce journal hier : « Tout le monde le sait, c’est pour de l’argent qu’ils iront quémander à l’extérieur alors qu’une bonne gestion suffit à préserver la dignité de tout un peuple.»

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