Asecna Madagascar : fortes perturbations politiques
La représentation de l’ASECNA à Madagascar (agence de sécurité de la navigation aérienne) est de nouveau en effervescence. Pour des raisons purement administratives (départ à retraite ou affectation du représentant dans un autre pays membre de l’organisation), le temps était, en effet, venu de procéder à la nomination d’un nouveau représentant de l’ASECNA à Madagascar.
Regroupant les anciennes colonies françaises d’Afrique et la France, cette agence qui s’occupe de la sécurité de la navigation aérienne dans ses pays membres avec la collecte et la gestion de tous les droits correspondants, l’ASECNA laisse à chacun de ses membres de nommer son représentant permanent. Ce dernier ne gère aucun fonds qui relève du siège à Dakar. Il n’empêche que la nomination à ce poste fait l’objet de surenchères en haut lieu.
Dans le cas présent, Madagascar n’aurait pas nommé parmi les trois candidats proposés, celui qui correspond le plus au profil tant en compétence qu’en prestance. Le ministre Rabenjamina Ramanantsoa aurait nommé à ce poste un technicien en reconnaissance du recrutement de son rejeton au sein de l’organisme durant la Transition où il était à la tête du même département des Transports. Juste retour d’ascenseur quand bien même des milliers de jeunes auraient souhaité des mêmes faveurs.
En tout cas, la Première Dame et/ou son entourage serait contre la décision du ministre des Transports qui serait appelé à se « ressaisir ». L’avenir proche nous dira si un autre monsieur sera nommé, le sort de la dame compétente semble d’ores et déjà fixé. En tout cas, si l’ASECNA aussi se met à jouer au clientélisme politique à Madagascar, que restera-t-il de Madagascar avec une aviation civile qui vaut déjà ce qu’elle vaut avec son DG, James Andrianalisoa, et son équipe ?
Sa