SENTINELLE: La Saint Valentin et les pauvres
Bientôt la Saint Valentin, la fête de l’amour paraît-il. Ce fort sentiment qui est une élévation de l’esprit à aimer quelqu’un d’autre que soi, que ses parents ou même Dieu. Effectivement, pourquoi ne pas sublimer cette transcendance capable de rendre meilleure une personne ? Oui, faisons une fête pour le plus beau cadeau que Dieu nous ait donné qu’est cette capacité d’aimer.
Toutefois, dans nos grandes villes, il existe un amalgame entre l’amour et l’argent. Il est de notoriété publique que dans la génération actuelle les filles sont prêtes à délaisser ou à jeter son amoureux pour une personne nantie capable de la soustraire à la misère. Cet état d’esprit est la conséquence de la pauvreté fruit de la mauvaise gouvernance perpétrée jusqu’à nos jours. Chacun essaie de survivre selon ses moyens, les signes ostentatoires de richesse qu’elles voient quotidiennement n’aident en rien les personnes attirées par la tentation de faire partie de cette société de consommation qu’on leur fait miroiter à travers les medias de tout bord et les comportements d’autrui.
Allons-nous leur jeter la pierre alors qu’elles sont les victimes en aval de l’incompétence de nos gens du pouvoir depuis lors ? Non car Il est vraiment désolant que seules les filles bien éduquées de par leurs situations familiales aisées, peuvent vivre leurs amours avec les garçons de leur choix du cœur. La plupart vont se refugier dans les bras d’un tiers qui leur apporte une sécurité sociale, sinon un surplus de matériels new-tech qui enjoliveront leurs vies.
Il n’y a pas de mot pour qualifier la détresse de notre jeunesse quittant le chemin du cœur pour suivre la raison de la survie. Les responsables de cet état de fait ont raison de suivre ensemble la messe organisée depuis peu à Antananarivo, car ils ont beaucoup de choses à se faire pardonner.
La Saint Valentin va se fêter quand même au détriment de ce contexte psychologique galvaudé par les aléas de la vie dans nos contrées. Cette fête produite et lancée pour les besoins de la société de consommation actuelle a depuis lors pris son envol et elle sera glorifiée à travers le monde envers et contre tous ceux qui au fond d’eux-mêmes abhorrent ce concept.
Toutefois cette célébration qui met en exergue les différences sociétales à Madagascar, peut être le détonateur d’une explosion sociale dans un monde où règne la frustration. Effectivement cette dernière occasionnée par la démonstration d’une richesse avouée par certaine frange de la population va exciter les jaloux qui ne voient en rien les raisons véritables de cette fête, sinon de souligner l’insuffisance financière dans laquelle ils sont empêtrés aujourd’hui. Un risque d’agression est réel par ces temps. Des actes de colère et de vengeance issus de la condition de vie des pauvres gens actuels, peuvent être de natures différentes comme le viol sur les fêtardes attardées, le vandalisme sur les bâtiments qui organisent les festivités, les jets de pierres sur les voitures de sortie perpétrés par ces enragés dont la frustration est débordante.
Pour préserver la paix, il est nécessaire de protéger les villes et nos amoureux de cette vindicte populaire d’une autre forme, en doublant les effectifs de nos forces de l’ordre qui sillonnent nos routes, nos rues et nos ruelles ce jour. En bref, gouverner c’est prévoir et un homme prévenu en vaut deux…
Max Randriantefy
Commentaires
Qui peut en vouloir à ces jeunes gens de se laisser attirer comme des papillons par l’envie d’avoir mieux.
La chute est souvent dure et amère, mais que ceux qui ont le ventre plein et des avoirs dans leur tiroirs ne leur jette pas la pierre.
C’est de la détresse, de la tristesse, du désespoir qui va en s’accélérant malheureusement
Carpe diem
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