sentinelle: Recep Tayyip Erdogan ou Fethullah Gülem ?
Dans cette rubrique notre rôle est de tirer la sonnette d’alarme sur des faits politiques nationaux ou internationaux pouvant avoir des répercussions sur notre vie sociétale à Madagascar. Il est donc clair qu’il nous faut anticiper et donner notre avis sur la politique que l’Etat peut adopter sur ses orientations politiques nationale et internationale. Pour moins de prétention et plus d’humilité de notre part, une solution similaire à notre point de vue a pu déjà être apportée par le pouvoir, et si le cas est, nous renforcerons l’option choisie auprès de nos lecteurs.
Concernant le Président turc Recep Tayyip Erdogan et l’Etat malgache sur un deal d’aide au développement en retour du rejet d’une faction de l’opposition islamique turquew dirigée par Fethullah Gülem sur nos terres.
La demande de l’Etat turc sur l’alignement du gouvernement malgache sur ses positions a mis ce dernier dans une situation diplomatique embarrassante. Effectivement ce sont des affaires qui sont loin de nous concerner, et ces gens dans un prime abord étaient même considérés comme des investisseurs (sic), et il fallait faire un choix politique judicieux.
Vu notre pauvreté et notre dépendance aux aides internationales, nous avons perdu notre libre arbitre depuis longtemps. Il nous faut nous remémorer la sanction internationale qu’on nous avait infligée lors du premier septennat du président Ratsiraka Didier qui a défendu les palestiniens contre l’agression d’Israël. Il s’est attiré les foudres du lobby juif qui dirigeait toutes les banques de ce monde. Les financements internationaux étaient soudainement coupés. A cela s’ajoutait l’orientation politique qu’on avait choisie, et qui était d’être marxisant pro-russe et même pro-coréen du Nord. Notre sortie de la zone franc a couronné notre descente en enfer orchestrée par les occidentaux qui sont loin de l’humanisme qu’on leur prêtait. Malgré le beau projet de société contenu dans le fameux « livre rouge » qui n’avait plus les moyens financiers de sa politique, Madagascar s’est engluée tout doucement mais sûrement dans la pauvreté.
Loin d’être un passéiste avéré, il m’est important de rappeler la dépendance de notre vie sociétale à la politique étrangère choisie par nos gouvernants. L’erreur est humaine, mais y persévérer est diabolique. L’adéquation de notre politique extérieure aux tendances actuelles de nos principaux financiers est vitale. La réalité de la pauvreté dans laquelle nous nageons, spolie notre libre arbitre sur la vision du monde. Désormais il nous faut nous aligner aux plus forts et faire taire nos pulsions humanistes jusqu’à preuve du contraire. Le mal est fait, et la raison doit prendre le pas sur les cris du cœur. Il nous faut savoir anticiper les répercussions négatives qu’on pourrait avoir pour un mauvais choix politique. La meilleure solution dans un choix cornélien comme celui demandé par le président turc Recep Erdogan est de demander à nos partenaires financiers actuels (institutions ou Etats) de statuer sur la position que nous devrons prendre pour éviter encore les impairs diplomatiques aux conséquences affreuses, et cela malgré le mal que ça fera à notre ego.
Max Randriantefy
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