Respect des droits de l’homme: Encore un long chemin à parcourir
Le respect des droits de l’homme est encore loin du compte à Madagascar, vu de multiples situations d’abus de pouvoir et de violations des droits de l’homme dont tout le pays est témoin.
Dans notre pays, les forces de l’ordre sont utilisées comme moyen de répression en vue de faire taire toute opinion à travers les manifestations en tout genre. Tous ceux qui osent se lever font face à une puissance militaire bien équipée alors que dans les communes éloignées les bandits y font régner leur loi. Les gens se plaignent que ce soit dans la rue ou dans les espaces publics et privés. Les forces de l’ordre sont devenues des moyens d’intimidation de la population. Pourtant, les manifestations populaires sont dues à la mauvaise gouvernance qui règne au sein de l’Etat.
La population ne fait plus confiance en l’impartialité de la justice. Ce qui fait que les cas de vindicte populaire tendent à s’accroître au niveau national. Effectivement, l’état de droit n’existe pas et la corruption s’enracine dans tout le territoire. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) opérationnelle depuis le 13 octobre 2016 dont la charge est de promouvoir et protéger tous les droits de l’Homme s’est attelée face à plusieurs cas qui se sont déroulés dans le pays lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à 67 Ha hier. Incluant la multiplication des actes de vindicte populaire, le conflit socio-économique à Soamahamanina, l’agression policière contre un employé de la presse privée à Antanimena, l’affaire de révocation au sein de la compagnie Air Madagascar, les faits qui se sont déroulés à Antsakabary Befandriana-Nord, des atteintes aux droits à un procès équitable…
La situation qui prévaut dans le pays ne tend pas à s’améliorer que cela frôle l’inquiétude. En fait, ce sont les cas d’injustice due à l’égoïsme des dirigeants qui sont les sources de l’angoisse populaire provoquant ainsi l’inexistence de confiance mutuelle et l’insécurité. Il est temps de vulgariser la démocratie et le respect des droits de l’homme car l’abus de pouvoir n’a jamais mené à rien de bon, cela attise seulement la colère du peuple.
Jean Riana