Prostitution: Un sujet plus vraiment tabou

Un rapport d’enquête, effectué par les Objectifs du millénaire a révélé que 14% des jeunes filles de 15 à 19 ans sont victimes d’abus sexuels. Si ces cas d’abus ont été révélés, d’autres formes d’exploitation sexuelle ne font hélas l’objet d’aucun type d’enquête. Bien que de nombreuses personnes en parlent, très peu osent le mettre au grand jour, par exemple les salons de massage et les masseuses à domicile, les racolages…

Il est important de préciser que le massage est une thérapie qui permet à un individu de se relaxer et de se défaire du stress. Si certains professionnels exercent ce métier de façon noble et respectable, d’autres en revanche s’en servent à des fins purement sexuelles et mercantiles. Preuve en est, les annonces disponibles ça-et-là : « Jeune fille charmante et dynamique fait tout type de massage ». Faut-il vraiment une fille charmante pour faire de bons massages ? Certaines d’entre elles précisent même leur disponibilité à domicile ou à l’hôtel. Bien entendu dans ce type de prestation, ce n’est pas tellement le massage qui est vendu, mais plutôt les faveurs sexuelles. Si certaines de ces « jeunes filles charmantes » exercent leurs activités sous couvert d’un salon de massage, d’autres travaillent pour leur propre compte.

Le plus alarmant, c’est que ce type de pratique ne date pas d’hier, et pire encore, il tend à se vulgariser, au vu et au su de tous lecteurs de petites annonces. Dans de telles circonstances, les personnes conscientes seraient amenées à se demander que fait la brigade des mœurs pour mettre fin à ce genre de pratique ? La réponse : rien, car de  nombreuses personnalités politiques, et le plus souvent des cadres profitent pleinement de ses faveurs, « avec finition ». Si le proxénétisme se définit comme une activité délictueuse qui contribue à favoriser la prostitution ou à en tirer profit, il est évident que certains salons de massages font clairement du proxénétisme sans honte ni crainte.

Face à cette nouvelle forme de prostitution et de proxénétisme, tout porte à croire que c’est un véritable réseau qui est mis en place, vu qu’en aucun cas, les propriétaires de ces salons ne sont nullement inquiétés. Comment arriverons-nous à lutter correctement contre le tourisme sexuel si la pauvreté ne cesse de s’aggraver ?

 Pire : tant que la crise économique perdurera et que la valeur de l’ariary sera aussi faible, il n’y aura aucun moyen d’éradiquer le tourisme sexuel.

Johan R.

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