Financements extérieurs: Quelle voie choisir ?
Pour assurer son développement, Madagascar a cruellement besoin d’investissements étrangers massifs. Les besoins sont énormes. Faut-il privilégier le circuit officiel des bailleurs institutionnels, comme le FMI et la Banque Mondiale, ou faut-il se tourner vers des financements parallèles proposés par des conglomérats asiatiques ? Le dilemme déjà débattu il y a 30 ans, 20 ans et 10 ans, se pose avec la même acuité aujourd’hui. Madagascar voudrait les avantages des uns, sans les inconvénients des autres mais ça ne marche pas comme ça. De plus, quand un financier prête de l’argent, c’est pour imposer ses conditions. Quand il en donne, c’est qu’il attend une contrepartie car rien n’est gratuit dans ce bas monde. Lorsque la Grande Ile, miséreuse parmi les plus pauvres, quémande des financements, elle n’est pas en mesure de négocier les garanties exigées. Les bailleurs institutionnels et les investisseurs privés sont tellement en position de force qu’ils peuvent faire la pluie et le beau temps. Si le débat « financement classique/financement parallèle » revient sans cesse, c’est parce que les malgaches ne sont pas maîtres chez eux de leurs ressources naturelles.
PN