Bois de rose: Que faire des 50 millions de Singapour ?

50 millions de dollars, c’est presque une fois et demie la seconde tranche de la facilité élargie de crédit du FMI qui aurait dû être débloquée ce mois-ci mais est reportée en juin. Le temps pour le FMI de voir si Madagascar a rempli certaines conditions même si la plupart d’entre elles ne sont pas décrites en noir et blanc. Parmi ces conditions non dites figure notamment le bois de rose, une richesse sur laquelle la Grande Ile s’assoit littéralement et qui enrichit plutôt une certaine classe avec laquelle des dirigeants composent.

Pour une fois, Madagascar a la chance de pouvoir compter sur autant de ressources après la décision de la justice de Singapour de condamner l’importateur des 3000 tonnes de bois de rose en provenance de Madagascar. L’Etat-ville de Singapour a pu rendre cette décision parce que Madagascar s’est enfin décidé à se poster partie civile.

Sans vouloir apporter un quelconque commentaire, c’est le gouvernement d’Olivier Solonandrasana Mahafaly qui a osé suivre positivement aux exigences des professionnels du secteur et de la société civile en général sur le bois de rose de Singapour. Avec vigueur, le premier ministre a fait face aux pressions. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si le locataire de Mahazoarivo va tenir le coup.  Va-t-il continuer sur sa lancée et mettre en vente ces 3000 tonnes de bois de rose au bénéfice du pays.

 D’après les bruits qu’on entend, le chef du gouvernement serait de suivre les recommandations des partenaires techniques et financiers pour la mise aux enchères de la cargaison de Singapour sur place même, ce qui éviterait de colossales charges  à Madagascar. De nombreux s’érigent cependant contre le premier Ministre dans le seul but de se partager les 50 millions de dollars.

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