Affaire d’Etat: Un président bien étrange

Dans un pays normalement constitué, dans un véritable État de droit, le premier responsable du pays félicite un organisme qui lutte contre la corruption lorsque celui-ci arrive à mettre la main sur une personne fortement soupçonnée de corruption et plus encore de détournement de deniers publics. Dans un pays normalement constitué, dans un État de droit, le premier responsable s’insurge et sanctionne ceux qui foulent au pied les lois de la République en permettant à une personne détenue non encore jugée de se soustraire à la justice en prenant la fuite de quelque manière que ce soit…en prouvant par là même que les frontières de son pays sont de véritables passoires et qu’il trouve cela normal. Dans un pays normalement constitué, dans un État qui se dit de droit, un Président de la République qui ” découvre” que la personne qu’il a choisie comme conseiller spécial est inquiétée dans une affaire de détournement de deniers publics se précipite pour se désolidariser de la personne afin de garder une certaine crédibilité aux yeux des citoyens, aux yeux de ses partenaires techniques et financiers, aux yeux de ses homologues étrangers….Mais dans un pays Madagascar en 2017, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina qui a signé lors d’une cérémonie en grande pompe dans son palais la stratégie nationale de lutte contre la corruption n’a pas félicité ceux qui ont effectivement agi pour lutter contre la corruption et qui ont réussi à arrêter et transférer à la justice une personne fortement soupçonnée de corruption. Dans un pays Madagascar en 2017, le Président de la République se tait et consent par son silence au départ en catimini au mépris des procédures légales d’une personne détenue malade dans un hôpital et dont le soi-disant examen qui n’est pas indispensable est faisable au pays Madagascar…à moins que tous les médecins malgaches soient des incapables et que les seuls centres de santé où les Malgaches ont des chances de se soigner se trouvent à l’Ile Maurice. Dans un État normalement constitué qui se dit de droit, un Président de la République ne reste pas dans un mutisme condamnable face à ce qui se passe dans le pays aujourd’hui, un mutisme complice car ” qui ne dit mot consent”! Il consent à l’arrestation de Claudine Razaimamonjy, il consent à la déclaration du ministre de la justice, il consent à la déclaration du Bianco, il consent à la déclaration du SMM, il consent au placement de Claudine Razaimamonjy sous mandat de dépôt, il consent au caillassage du portail du Bianco par le Andriamandavy, il consent au soutien apporté par le HVM à la dame Claudine, il consent au départ au petit matin du pays de Claudine, il consent à la déclaration du Procureur général de la Cour d’Appel d’Antananarivo,  il consent à la faiblesse de l’Etat, il consent aux vindictes populaires quasi quotidiennes dans ce pays, il consent à tout et son contraire…Oui il consent à tout et son contraire. Dans un pays Madagascar en 2017, le Président est bien étrange, incohérent à souhait, muet comme une carpe face à la déliquescence de l’Etat, face au pas d’Etat, face à la lutte contre la corruption.
D.R

Commentaires   

0 #2 Razafindratsima 15-04-2017 13:39
:zzz rajaonarimampiesona tokoa an!tsy afaka miteniteny foana intsony fa miandry azi i claudine any any angamba,sao dia mba…….!
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0 #1 Paul chan 14-04-2017 20:18
Il consent également à condamner son pays dans le dénuement et dans la pauvreté ; il consent aux pillages organises de son pays avec la complicité de entourage proche ,il consent à faire porter la responsabilité du pillage par les étrangers que sont les marques,les sinoa,et les anciens colons. Vive le Président , Vive la République.!!!! P.C.
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