Education : un régime, une empreinte…
Pour les autres pays, à l’occurrence les occidentaux se soucient de l’avenir de leurs concitoyens, ainsi leur politique éducative est pensée, pesée, soupesée avant d’être adoptée et appliquée, voire inscrite dans un cadre de vision à long terme. Cependant, pour le cas de notre pays, notre politique éducative n’est pas applicable durant toute une décennie, il y a toujours des ruptures à travers les différents régimes successifs. En effet, notre politique d’enseignement change au gré des régimes. Mais alors, pour le régime actuel, il n’a pas voulu manquer à l’appel au pas de ses prédécesseurs. Et comme à l’accoutumée, il veut également laisser sa marque de fabrique. Sa réforme n’est que le régime de limite d’âge aux examens officiels. Selon le texte officiel la statuant, un enfant doit commencer la classe primaire à 6 ans. Pourtant, l’on constate que notre système éducatif à l’instar de cette option, est inadéquate voire un parcours atypique. On continue de subir de pression d’ajustement structurel d’une institution étrangère qui est souvent inadapté à notre réalité. L’organisation de la convention nationale sur l’éducation en octobre 2014 a suscité une vague d’espoir de changement, vu son objectif. Mais il faudrait encore patienter un peu plus pour l’application effective des recommandations prises lors de cette convention. A la place, le régime actuel avait préféré maintenir le PPO (un programme imposé par la banque mondiale), en dépit de son efficacité. Il est encore temps pour changer d’avis, genre réformer l’éducation. Tout le monde s’accorde à dire que le développement d’un pays ne se décrète pas, ne s’improvise pas non plus, il dépend en majeure partie par la performance de son système d’éducation. On n’est pas obligé de s’aligner au programme des autres pays, seulement de trouver notre marque selon notre propre contexte, notre culture avec ses variations régionales.
Malalanirina