Claudine à Fianarantsoa ?: On s’y attendait
Oui, on s’y attendait. On savait qu’il serait (presque) impossible de mettre la main sur Claudine Razaimamonjy, que cette année ne marquera ni la fin de la corruption ni celle de l’impunité, malgré l’initiative du Bianco et les manifestations innombrables quémandant sa mise à l’ombre.
La version selon laquelle Claudine se trouve à Fianarantsoa n’est qu’une rumeur mais il en est de même pour son hospitalisation à l’HJRA. Arrivée samedi, personne ne pouvait prouver que la personne habillée de burqa et transmise à l’hôpital Ravoahangy était vraiment Claudine Razaimamonjy. Deux chambres occupées et bien surveillées (interdites d’entrée à la même occasion), visite bidon,…y avait-elle au moins fait visite ne serait-ce que de manière express à l’HJRA ?
Ce retour au pays fait trop de mystères. En plus, pourquoi se cacher si avec la fin de son exil, elle marque un point sur le respect de loi ? Il faut croire que les autorités compétentes n’attendent que les Malgaches oublient cette affaire. Car il faut l’avouer, on est amnésique. Et si d’autres continuent à lutter, on fait pression sur eux de toutes les manières possibles : coudoiements, menaces, emprisonnement,…
Non-respect des procédures
Le président du syndicat des agents pénitenciers a affirmé qu’aucune des procédures n’ont été respectées depuis son arrivée. « Si elle est sortie de l’île Maurice, c’est qu’elle est en bonne santé. Ainsi, elle devrait d’abord passer à Antanimora pour un examen si ce n’est pas le cas. » Un sujet faisant l’objet d’un placement sous mandat de dépôt devrait aussi être accompagné à ses moindres mouvements même pour aller aux toilettes, d’après les explications du président du syndicat encore. « Par contre, on sait que ce n’est le cas avec la conseillère de la présidence. ». Notons que trois pénitenciers sont en charge de sa « surveillance », surveillance pendant ses petites escapades on dirait.
Annie N.