Exploitations illicites: Madagascar se montre inefficace face à la lutte
L’État malgache a pris des engagements pour la lutte contre le trafic de nos ressources naturelles et contre la corruption pour une conservation plus efficiente au premier trimestre 2017.
Des lettres d’engagement signées par quatre ministères malgaches (Ministère de l’Environnement, de l’Écologie et des Forêts, Ministère de la Justice, Ministère de la Sécurité Publique et le Secrétaire d’Etat auprès de la Gendarmerie Nationale) qui sont les premiers concernés par ces problématiques nationales ont été rendues public au mois d’avril. L’Etat n’a jamais pu lutter contre les exploitations illicites des ressources naturelles de la Grande île. Le trafic illicite des ressources naturelles n’a jamais cessé de perpétuer. Au moins 350 000 arbres ont été abattus illégalement à l’intérieur des aires protégées et au moins 150 000 tonnes de grumes, soit un million de rondins, ont été exportées illégalement vers diverses destinations dont la Chine, la Malaisie et Maurice entre l’année 2010 et 2015, selon l’étude publiée par l’organisation non-gouvernementale de défense de l’environnement. Des chiffres préoccupants. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet ALARM (Application des Lois contre les Abus sur les Ressources naturelles à Madagascar), quatre affaires sur le trafic de tortues ont été saisies et suivies par l’Alliance Voahary Gasy (AVG) dernièrement. Où en est l’Etat face à tout cela? Les engagements pris par l’Etat ne sont-ils pas que des simples attitudes pour faire bonne figure ?
Nandrianina