Edito: Conjoncture, les seules ennemies du régime
Le régime est mécontent des pressions qu’il subit à la suite de l’arrestation de Claudine Razaimamonjy. Faute de pouvoir taper sur les diplomates étrangers, le régime s’acharne à tort sur le Bianco, le syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), les médias et les réseaux sociaux. Saisi de plaintes à l’encontre, le Bianco a l’obligation légale de donner suite lorsque les charges sont suffisantes. On ne peut pas lui reprocher de faire son travail. La raison d’être du SMM est de protéger la profession de magistrat qui est mise en danger par la corruption et les interventions politiques. Il joue donc pleinement son rôle. Le métier des médias est de rapporter les faits. On ne peut pas que les encourager à informer la population sur les cas de corruption et de détournements de deniers publics. Les réseaux sociaux participent à la liberté d’expression. Nul ne peut interdire aux internautes de partager les preuves et les commentaires sur la mauvaise gouvernance qui nuit à l’intérêt général. Au lieu de se tromper de combat en s’inventant des complots imaginaires, le régime ferait mieux de lutter contre l’inflation, la pauvreté et l’insécurité qui sont les ennemies que la population côtoie au quotidien. L’inflation est palpable avec le prix du riz qui atteint des sommets. La pauvreté est si grande que les gens mangent mal, se logent mal et se soignent mal. L’insécurité gagne du terrain avec les agressions physiques de jour comme de nuit. Au final, la chute du régime ne viendra pas des conséquences de l’arrestation de Claudine Razaimamonjy mais d’une hausse vertigineuse de l’inflation, de la pauvreté et de l’insécurité.
M. GASPARD
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