EDITO: Antsakabary perdu dans la nature
Alors que tout le monde s’affairait à parler d’une vraie-fausse malade, l’affaire Antasakabary est tombée dans les oubliettes. Et pourtant Antsakabary c’est plusieurs maisons incendiées et donc plusieurs familles sans toit, des enfants sans habits, des enfants qui n’ont plus de cahiers, plusieurs familles de sinistres. Antsakabary n’a pas eu droit à telethon ou appel au don de la part des responsables étatiques qui l’ont fait pour les victimes d’Enawo. Antsakabary est ce lieu éloigné de la Capitale, ce lieu découvert grâce au reportage de journalistes, ce lieu dont on connaît désormais le nom, l’existence mais que beaucoup de malgaches ne connaîtront jamais. Antasakabary est ce lieu dit qui dès qu’on prononce le nom irrite des responsables qui l’ont considéré comme un “faits divers” et dont la commission d’enquête tarde à rendre public les résultats des enquêtes alors que des journalistes et la commission nationale indépendante des droits de l’homme ont déjà présenté au public les résultats de leurs investigations. Antsakabary c’est l’endroit ou il y aurait eu une aliénée qui aurait brule les habitations et qui a vu le limogeage du ministre Anandra celui qui a lu le rapport par sms dans recoupement. Antsakabary c’est désormais ce rapport remis par la commission nationale indépendante des droits de l’homme à qui de droit…un rapport que les concernés liront peut être, un rapport qui devrait les amener à prendre des mesures ou qui va les amener à continuer à se murer dans le silence et faire comme si de rien n’était puisque Antsakabary c’est un bled loin du pouvoir central comme plusieurs autres bleds paumés juste utiles pour les élections.
Anais T.
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