Edito: HVM, la peur grandit
A quoi voit-on que le régime actuel panique ? Il y a trois signes qui ne trompent pas. Tout d’abord, le régime fait la sourde oreille. Il n’écoute pas le ras-le-bol généralisé de l’opinion publique qui est fatiguée des tribulations de Claudine Razaimamonjy. Le peuple veut qu’on s’occupe de ses problèmes quotidiens. Ensuite, le régime se perd en diversions qui prouvent qu’il est incapable de gérer des situations de crise. Ses contre-feux n’ont fait qu’allumer d’autres étincelles et son remaniement ministériel n’a abouti à rien, sinon à gagner du temps. Enfin, le régime sort les griffes en jouant la carte de la répression féroce. Les fonctionnaires qui dérangent sont affectés. Les journalistes qui disent la vérité sont intimidés. Aujourd’hui plus qu’hier, ça sent la fin de règne. Le régime a d’autant peur que des scissions éclatent au grand jour au sein de la magistrature, de la police et de la gendarmerie. Le régime est d’autant pris de panique que l’opposition, qui a mis du temps pour s’affirmer, commence à se renforcer. Hajo Andrianainarivelo (MMM) a eu le courage d’ouvrir les hostilités. Il a été rejoint par Lalatiana Rakotondrazafy (Freedom) et depuis peu par Marc Ravalomanana (TIM).
PN et Folojaona
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