Malnutrition chronique: Un taux alarmant
Actuellement, sur le plan national 47,3% des enfants de moins de cinq ans souffrent de retard de croissance à Madagascar. Face à ce taux alarmant, l’Onn a mis en place un programme qui vient d’être lancé récemment dénommé : plan national d’action pour la nutrition 3ème phase (PNAN III). Le PNAN III a vise pallier la prévalence de la malnutrition chronique de 47,3% à 38% d’après le plan national à l’horizon 2021. Entre autres, ce programme compte réduire le taux d’insuffisance pondérale de 32,4% à 25%, de maintenir le taux de malnutrition aigüe inférieur à 5% ainsi qu’à remédier le pourcentage des enfants ayant un faible poids à la naissance. Dans son mis en œuvre, le PNAN III s’oriente vers trois axes stratégiques dont la nutrition spécifique, la nutrition sensitive et la gouvernance. Souvent, les troubles nutritionnels sont causés par une mauvaise utilisation des ressources disponibles, de l’alimentation peu diversifiée, l’accès au soin inadéquat, les problèmes d’hygiène et d’assainissement récurrents, et toute difficulté liée à la pauvreté. La malnutrition chronique reste une entrave au développement socio-économique dans la grande île. Autrement dit, les enfants de 6 mois-2 ans sont les plus susceptibles de subir la malnutrition chronique. Par conséquent, ces derniers peuvent subir des retards de développement physique et mental irréversibles, ce qui diminue la capacité de production. Ainsi, investir dans la nutrition à travers des approches multisectorielles représente plus qu’un simple bien social, c’est une politique efficace de développement social et un vecteur de croissance économique. A l’heure actuelle, Madagascar est au 4ème rang en termes de malnutrition chronique. Dans les régions d’Analamanga, d’Alaotra-mangoro, d’Haute Matsiatra, Itasy et Vakinankaratra, le taux de prévalence sur la malnutrition chronique est de 66 %, contre 42% pour l’Androy. Selon le rapport de l’étude Coût de la faim en Afrique (CDFA), réalisé l’année dernière, l’économie de Madagascar perd environ 3.384 milliards d’ariary, soit quelque 1,5 milliard de dollars par an, à cause de cette situation. L’équivalent de 14.5% du Produit intérieur brut (PIB) du pays.
Malalanirina