CENTRE: Sécurisation des espaces maritimes régionaux

Madagascar héberge le CRFIM

Le projet Centre Régional de Fusion d’Informations Maritimes (CRFIM) a été officiellement lance hier au Ministère des Affaires Etrangères.

Les pays de l’Afrique Orientale et Australe et Océan Indien (AfOA-OI) se sont concertés dans la volonté collective d’éradiquer des dangers de la criminalité en mer (Piraterie en mer, vol, attaque à mains armées, pêche illégale, incidents maritimes, trafic et contre bande, évènement naturel en mer, prolifération d’arme et terrorisme, migration illégale et trafic d’êtres humains, infrastructure critique, environnement marin, cybercriminalité en mer, plaisance et tourisme maritimes, autres…) et d’en anticiper les mesures adéquates, pour adopter une stratégie commune de lutte contre la piraterie maritime, où l’on pourra diffuser une alerte avancée en cas de détection d’un risque maritime potentiel ou avéré, au sein d’un centre régional de fusion d’informations maritimes (CRFIM).

   Madagascar a été désigné pour assurer l’hébergement du CRFIM après l’appel à candidature lancé par la COI en vertu de différents critères dont sa situation géostratégique. Il lui sera question de produire, de mettre à jour une image maritime reconnue, et d’interagir sur le plan opérationnel avec le Centre Régional de Coordination des Opérations Maritimes aux Seychelles (CRCOM). Dans cette perspective, les pays de la zone AfOA-OI vont collaborer avec les CRFIM, et les pays hors de la région mais qui ont leur flotte de commerce, de pêche et de plaisance transitant et opérant dans l’AfOA-OI bénéficieront de la sécurisation de leurs espaces maritimes régionaux.

   La part d’engagement de l’Etat malagasy étant de garantir la phase de démarrage des activités du CRFIM. Par ailleurs, une sollicitation de collaboration sera adressée aux partenaires techniques et financiers, ainsi qu’aux représentations diplomatiques présentes à Madagascar.

Utilisation de l’argent public: Cap vers la transparence

Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM) veut instaurer la transparence à Madagascar. Dans cette optique, il organise des conférences-débats sur des thèmes suscitant réflexion dans le domaine de la transparence, surtout au niveau des services publics. Hier encore, la TI-IM avait organisé une conférence-débat en collaboration avec l’Ecole Nationale d’Administration de Madagascar (ENAM) sur le thème « La citoyenneté et la transparence sur l’utilisation de l’argent public à Madagascar » à Androhibe hier. Le but étant toujours d’attirer l’attention des citoyens à surveiller de près l’utilisation de l’argent public vu que c’est tout à fait dans leurs droits. Notons que cette conférence était également un genre de capitalisation des deux conférences débats précédents : « Renforcer la redevabilité des élus et contrôle des finances publiques » et « Renforcer la participation citoyenne dans l’élaboration du budget : écart entre élus et citoyens, manque d’information ». L’objet principal de chaque conférence étant toujours de tirer la corde sensible du public pour qu’ils puissent s’intéresser un peu à leur devoir de citoyen pour l’amélioration de la transparence dans le pays. L’existence de fonctionnaire fantôme a été évoquée lors du débat d’hier, des fonctionnaires exerçant dans un poste factice mais recevant des rémunérations. Il y a une très grande différence à propos des données du Ministère des Finances et du Budget (MFB) et la DRHE du Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Administration, du Travail et des Lois Sociales (MFPRATLS) concernant le nombre de fonctionnaires. Selon MFB environ 190 000 fonctionnaires et 160 000 selon la DRHE du MFPRATLS. Il semblerait que la différence est due au manque de système informatisé au niveau du MFPRATLS qui effectue encore un comptage manuel. Le doute subsiste car l’écart est quand même de 30 000. Le chemin vers la transparence est possible si chaque citoyen se sente concerné et effectue des suivis concernant l’utilisation de l’argent public étant donné que c’est grâce à l’impôt payé par les contribuables que l’Etat survit.

Jean Riana

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