La Gazette de la grande ile

Conjoncture politico-militaire : L’histoire retiendra !

Publié le 08 mars 2020

Des commentaires divers circulent sur le contrôle des armements auprès du Sénat entrepris mercredi dernier par le général Théophile Rakotonirina Chef de l’Etat-major Général des Forces Armées (CEMGAM). Certains vont jusqu’à interpréter cette attitude comme une manœuvre politique. Alors que c’est un acte purement militaire.

Dans le milieu militaire des tons s’élèvent sur l’interprétation politique de ce contrôle, mais respectant leur déontologie, ils se taisent. Toutefois, il importe de rappeler des faits politico-militaires de l’ancien régime, auquel Rivo Rakotovao actuel président du Sénat a occupé une fonction très importante, comme l’un des proches de l’ancien président.

Faut-il rappeler que dans les premières années du régime Hery Rajaonarimampianina, en 2014 et 2015, des officiers proches d’Andry Rajoelina, (ancien président de la Transition) ont fait l’objet d’une série de harcèlements zélés.

A cette époque, les colonels de l’époque Fidimalala Rafaliarison, ex-aide du camp du président de la Transition, Sondrota Lala et Elack Olivier Andrianjaka ont été interdits de caserne, par une suspicion d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Plus, cela s’est exécuté par voie verbale du CEMGAM de l’époque !

L’actuel gouverneur de Sofia, le général Lilyson René de Rolland a été aussi parmi les cibles bien qu’il est sénateur (sur le quota MAPAR) de la République. Accusé de concocter une déstabilisation du régime, il a choisi de se cacher par peur de représailles physiques. On se souvient aussi d’une perquisition musclée au domicile du colonel Roger Luc, alors chef de bureau des opérations de la 1ére RFI, suivie d’une poursuite contre l’officier en juin 2014 pour « importation massive d’armes et atteinte à la sûreté de l’Etat »

Voilà autant de rappels de la conjoncture politico-militaire de l’heure, et que l’histoire retiendra !

J.R.

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