La Gazette de la grande ile

Conjoncture de la malveillance : Qui veut quoi exactement ?

Publié le 08 mars 2020

Un chef d’institution à la solde d’un Rajao frustré d’avoir été humilié par le verdict des urnes et qui n’arrête pas de secouer le cocotier de la République. Un éminent membre du CENI qui brouille les cartes électorales en jouant la personnalité qui fait semblant de ne pas savoir tenir sa langue pour permettre à un Chef d’Etat déchu de remuer la boue sur le terrain fangeux de la politique politicienne. Des députés avides de sous qui n’attendent que le premier corrupteur venu pour tomber dans les pièges de la tentation de l’argent sale… Avec sur fond de rumeurs alarmistes d’un climat politique franchement favorable aux habituelles forgeries des professionnels de l’agit-prop obéissant au doigt et à l’œil.

Tel est le spectacle que représente le panorama politique actuel de la capitale que les habiles intrigants de toujours, sous la conduite perverse d’un Norbert Lala Ratsirahonana, tentent de mettre sous pression. Ce n’est plus un secret pour tous : sans parler des rancœurs nés des retombées politiques de l’humiliante défaite de Hery Rajaonarimampianina lors de la récente élection présidentielle, le parti HVM dont il est le fondateur n’arrête pas harceler le régime en place. Requête après requête adressée à la Haute Cour Constitutionnelle, Rivo Rakotovao, président d’un Sénat à majorité HVM insiste pour faire très cher «la décision du président de la République de réduire le nombre de sénateurs de 63 à 18 fait réagir. Lors d’un Conseil des ministres ce 22 mai, Andry Rajoelina a modifié par ordonnance la loi relative au fonctionnement du Sénat. Une réduction du nombre de parlementaires pour faire des économies sur une institution budgétivore.(…) En réduisant le nombre de sénateurs, Andry Rajoelina souhaite en effet faire des économies, qui serviront notamment à construire des universités. Douze sénateurs seront élus et six nommés par le chef de l’État. » Comme s’ils se sont donnés le mot, d’un côté aussi, le TIM de l’ancien président Marc Ravalomanana, dénonce une décision « abusive prise sur un coup de tête ». Sous prétexte qu’il est hors de question de réduire de la sorte le nombre des membres d’une institution républicaine ayant pour rôle de jouer « face à l’Etat l’équilibre de pouvoirs ». Andry Rajoelina a modifié le 22 mai dernier l’ordonnance relative au fonctionnement du Sénat. Une réduction du nombre de parlementaires pour faire des économies sur une institution budgétivore.(…) Le président Andry Rajoelina a omis de faire valider quatorze ordonnances à l’Assemblée nationale. Il aurait dû le faire lors de la deuxième session parlementaire de 2019 comme l’exige une première décision de la HCC. C’est pour cette raison que Rivo Rakotovao a réclamé l’annulation de ces textes, parmi lesquels figurait une loi qui réduit le nombre de sénateurs. Depuis, c’est la guerre entre le Sénat et le nouveau président. En réclamant l’annulation de toutes les ordonnances prises dans le cadre des pouvoirs spéciaux, le président du Sénat et les élus du TIM visent finalement la mise à l’écart du Chef de l’Etat. Ni plus, ni moins…Résultat largement médiatisé «la Haute Cour Constitution-

nelle laisse au président une porte de sortie pour régulariser ces ordonnances. Une décision qui est loin de satisfaire le président du Sénat qui a réagi… » très mal avec une hargne visible épaulé par un Marc Ravalomanana qui a toujours avalé de travers le retour triomphal de son tombeur de 2009.

Or selon les mêmes sources Si la plus haute juridiction du pays donne raison au président du Sénat, le dernier homme fort du HVM, parti battu à la dernière présidentielle, elle ne donne pas tort non plus au chef de l’État. C’est en prévision d’une prochaine session parlementaire pour régulariser ces ordonnances. C’est en créant un atmosphère délétère qu’en face tous ses détracteurs confondus se liguent pour déstabiliser le régime. Ils ne ratent aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur tous les actes et efforts positifs pourtant louables d’une classe au pouvoir visiblement handicapée par la présence de quelques amateurs arrivistes, opportunistes nombrilistes qui finalement isolent le président de la République et malheureusement éclaboussent l’image d’u fondateur du TGV. Aux dernières nouvelles, des indiscrétions émanant de personnes généralement bien informées au niveau international « les services sud-africains ouvrent des enquêtes sur une cargaison d’armes suspecte » et les soupçons pèserait (le conditionnel est de rigueur) lourdement sur la tête d’un ancien Chef d’Etat. Sûrement un maniaque de la prise de pouvoir par la violence comme en 2002…

N.Razafilahy

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