Publié le 23 octobre 2020
Parmi les députés comme chez les observateurs la loi organique n°2014-043 relative à la Haute Cour de Justice, dans ses dispositions actuelles est une véritable farce juridictionnelle érigée en textes de loi par le régime H.V.M contraint et forcé. Il a fallu une très forte pression de l’opinion et de la toute la classe politique nationale pour que le pouvoir Exécutif de l’époque accouche de cette souris. Certains s’étonne peut-être que l’on s’en prenne de la sorte à un machin qui en principe était destiné à sanctionner «les actes accomplis par le Président de la République liés à l’exercice de ses fonctions » ainsi que des accomplis dans l’exercice de leurs fonctions par «les Présidents des Assemblées parlementaires, le Premier ministre, les autres membres du Gouvernement et le Président de la Haute Cour Constitutionnelle. » Pour parvenir à la promulgation de cette loi visiblement scélérate, le président de la République de l’époque a traîné les pieds par crainte d’être parmi les premiers à subir les rigueur de la loi étant donné la mauvaise gouvernance dont il était le chef d’orchestre notoire. C’était l’époque où ses proches parents étaient mouillés dans dossiers pénaux de crime de sang, de divers trafics et d’octrois de marchés illicites.
Il est normal aujourd’hui qu’ Olivier Solonandrasana Mahafaly le Premier ministre co-auteur des pires détournements de deniers publics de ce temps-là vive comme un pacha, multimilliardaire avec des signes extérieurs de richesses à faire pâlir de jalousie les hommes d’affaires fortunés cité par le magazine FORBES. Réalité scandaleuse et hautement inacceptable : la plupart des anciens responsables qui formaient le premier cercle et l’entourage du couple sulfureux Hery et Voahangy Mivady sont tous maintenant à l’abri des poursuites judiciaires. Voici pourquoi : déjà la condition de recevabilité des dossiers visant les personnalités suspectes visées par la loi organique cité ne peut que susciter la méfiance. Les composition même de la Haute Cour de Justice avec un Premier Président et un Procureur Général de la Cour Suprême nommés dans des conditions rocambolesques par Hery Rajaonarimampianina en personne en tant que Chef de l’Etat habilité pour…Tout le corps de la Magistrature était témoin des déboires juridictionnels et professionnels d’un Ranary Rakotonavalona candidat pour le poste écarté purement et simplement par le fait du prince…Mais il y a plus grave : les dossiers constitués les magistrats instructeurs et transmis au Bureau Permanent pour aboutir « à la résolution de la mise en accusation » des personnalités concernées sont tombées dans des mauvaises mains. L’équipe parlementaire destinataire des dossiers vivaient les derniers mois de leur mandat avant l’élection qui a mis en place les députés en fonction actuellement. Il se trouve donc qu’en tant que parlementaires habituées aux cartons et mallettes corrupteurs de cette époque, selon des sources fiables ont exploité les possibilités vicieuses des articles 37 jusqu’à l’article 40 de la loi organique pour faire en sorte que la résolution en mise en accusation ne soit pas adoptée au sein de « la commission d’enquête spécialement créée à cet effet … » Et le tour est joué.. Or l’avant dernier alinéa de l’article 40 de cette loi organique truffée d’inepties juridiques précise clairement que dans les cas où « la résolution de mise en accusation n’est pas adoptée, le dossier de procédure est transmis au Procureur Général de la Cour Suprême pour être classé sans suite. » Qu’on e s’étonne donc pas si Ravalo, Rajao et leurs complices narguent la Justice ! Des indiscrétions racontent même que qu’Olivier Solonandrasana Mahafaly malgré les les frasques financières graves et les lourdes charges accablantes qui le concernent personnellement avait payé suffisamment en espèces sonnante et trébuchantes pour bénéficier de ce genre de faveur illicite pour pouvoir se pavaner là où il veut sans craindre les peines réservés aux grands voleurs de son espèces…Il serait question de plus de 3 milliards d’Ariary remis à des membres de la commission parlementaire. Et dire que les limiers de Bianco d’antan n’ont « vu que du feu… ».Force est donc de reconnaître que la Haute de Justice n’est ne fin de compte qu’une institution épouvantail destinée à berner la population.
Noël Razafilahy