Publié le 21 octobre 2020
C’est vrai que durant ces 45 années d’existence, la Jirama n’a pas cessé d’offrir à la population un service public le plus médiocre qui soit. Pour de nombreuses raisons, la Jirama est devenue l’institution publique à laquelle l’Etat doit le plus d’argent. A cause de tous les dirigeants qui se sont succédé, la Jirama s’est effondrée sous une montagne de désordre. Pour la redresser, l’Etat a commis l’erreur fatale de mettre Vonjy Andriamanga aux commandes. Au lieu de redresser la Jirama, il l’a complètement achevée. Vonjy Andriamanga est celui qui a donné le coup fatal pour mettre la Jirama au plus bas, sans aucune possibilité de redressement. Si les autres dirigeants de cette institution se sont contentés de voler, Vonjy Andriamanga a continué la tradition, mais en plus il a inventé un poste de Directeur de Cabinet rien que pour Onja Rasamimanana. A eux deux, ils ont été les Bonnie et Clyde de la Jirama. Inutile de rappeler leur petite escapade à Fianarantsoa qui n’est pas passée loin de l’objectif des paparazzis. Une soi-disant mission durant laquelle le poste de madame la Dir-cab était déjà officiellement abrogé, mais elle est venue quand même avec un ordre de mission sous ce titre. Tout était payé entièrement par la Jirama.
Suite à cette bourde monumentale, l’Etat a décidé de laisser couler l’affaire. Actuellement, le DG est toujours en place et l’ancienne Dir-Cab s’est trouvé un autre poste dans la même institution. Apparemment, elle s’accroche comme une sangsue. Après avoir foutu la déconfiture à l’OMNIS, elle continue son travail à la Jirama. Les syndicalistes des deux institutions confirmeront une chose, Onja Rasamimanana a toujours abusé de son pouvoir et profite des employés subalternes pour leur faire faire des tâches personnelles comme les courses pour sa famille et des livraisons à son domicile. Beaucoup d’employés ont peur d’elle et n’osent pas lui dire ses quatres vérités en face. Des peurs justifiées vu que cette Onja Rasamimanana est intouchable. Après un tel scandale, elle est toujours maintenue au sein de la Jirama.
Quand on parle de la Jirama, on ne parle plus de redressement en améliorant les services ou en règlant les problèmes de dettes qui engendrent le mauvais fonctionnement de l’institution, désormais, on ne parle que de la relation douteuse entre 2 personnes qui sont en train de nuire à toute une institution. Une relation personnelle que personne n’aurait évoquée, ni même à laquelle pensé si cela n’avait aucun impact sur le pays. Comment Vonjy Andriamanga peut-il créer un poste rien que pour permettre à son amie de travailler auprès de lui ? En février 2019, le Premier Ministre Ntsay Christian avait affirmé lors d’une descente sur terrain que dans le cadre de la redynamisation de la Jirama, il fallait insister sur la diminution des tarifs des offres et que les mesures à prendre ne doivent en aucun cas induire la Jirama à la faillite. Cependant, Vonjy Andriamanga a fait le contraire depuis son règne. Les tarifs ont augmenté de façon exponentielle et la société d’Etat descend de plus en plus bas. Tous les dispositifs de redressement de la Jirama, pris par les anciens dirigeants de cette société, sont tombés à l’eau quand Vonjy Andriamanga en a pris les rênes.
Depuis le règne de Vonjy Andriamanga, les plaintes des consommateurs sur la Jirama se sont accumulées. On dirait qu’il n’y a personne qui dirige cette institution. Chacun fait ce qu’il veut, vu que le patron donne le mauvais exemple. Récemment à Ambohitrimanjaka, des gens ont payé pour des poteaux en béton, mais la Jirama leur a octroyé des poteaux en bois sous prétexte que ceux en béton sont en rupture de stock. «Biby tsy manan-doha tsy mandeha » ou «un animal sans tête ne marchera pas » dit le proverbe malgache. C’est le cas de la Jirama actuellement. Pourquoi Vonjy Andriamanga est toujours maintenu en place malgré son échec plus qu’évident ? Est-ce parce qu’il était ministre et cette place serait en quelque sorte une forme de dédommagement après son limogeage? En tout cas, ce DG de la Jirama a été choisi grâce à ses compétences sur le papier, mais apparemment cela reste sur le papier et il faudrait que quelqu’un décide du sort de cette institution pour essayer de la sauver.
T.B