Publié le 27 octobre 2020
Pour casser les reins aux industriels locaux de l’huile alimentaire, Marc Ravalomanana n’avait trouvé rien de mieux que l’officialisation de la détaxation de tout le secteur à son propre profit alors qu’il bénéficiait déjà en solo des mesures de détaxations sur l’ensemble des matériels devant servir à la production des produits Tiko. Norbert Lala Ratsirahonana avait permis à un laitier de devenir un magnat et plus tard, le propriétaire de tout un empire commercial basé sur les produits laitiers, une fois devenu président de la République par la force des choses et le sang versé. A l’heure actuelle, en surfant sur les coûts réels du prix de l’huile importé et l’absence totale des taxes sur les produits venant de l’extérieur et les prix pratiqués dans le commerce chez les grossistes et en cascade par ricochet chez le détail, qui se répercutent sur les consommateurs, en coulisses une bande de magouilleurs professionnels s’enrichissent de manière honteuse sur le dos de toute la population. Suivant la gueule du client, selon le bon vouloir du marchand d’une région à l’autre suivant la proximité ou l’éloignement des consommateurs, le prix du litre grimpe à partir de 50.000Fmg le litre pour atteindre parfois des chiffres inimaginables pour le panier de la ménagère.
Depuis août, c’est la flambée des prix de première nécessité accompagnée d’une pénurie programmée et des produits absents sur les étalages. A l’heure où cet article vous tombe sous les yeux, l’importation de l’huile alimentaire et des produits dérivés comme les margarines fait l’objet de combines mafieuses et de pratiques punissables par nos lois. Profitant de l’influence des relations qu’ils peuvent avoir au niveau des décideurs et des autorités centrales, des importateurs notoires pratiquent des activités destinées à porter préjudice aux importateurs de bonne foi et au Trésor Public. Des magouilleurs profitent de passe-droit et ne paient pas des taxes à l’importation. Ces véritables truands, sous prétexte de sauver la production d’huile de Madagascar, se retranchent derrière la nécessité de « l’application de l’imposition d’une mesure de sauvegarde provisoire concernant les importations d’huiles végétales alimentaires et margarine à Madagascar… » pour ne pas payer des taxes à l’Etat. Retranchés derrière leur raison sociale de commerçants grossistes, ils s’instaurent en successeurs pour reprendre la suite des activités louches d’un certain Marc Ravalomanana du temps où il était maître après Dieu sur toutes les activités économiques, industrielles et commerciales de Madagascar. A ceux qui mettent en doute la bonne foi de nos allégations, prière de revoir les révélations de notre respectable donneur d’alerte Jeannot Ramambazafy qui a déjà publié qu’«Entre 1996 et 2001, on-ne-sait pourquoi, le Premier ministre d’alors, Norbert Lala Ratsirahonana, a octroyé une exonération douanière à la société Tiko ».
Et Madagate d’ajouter que «Concernant la fameuse détaxation de 2005 : la société Tiko Oil en a été une bénéficiaire exponentielle. Ainsi, si l’huile raffinée importée par ses concurrents était taxée à 20%, l’huile brute importée par Tiko Oil pour traitement sur place, était exempte de toute taxe.» De nos jours encore, quitte à exploiter les mesures fiscales inversées au profit des trésoreries des importateurs afin de bénéficier d’une mesure de sauvegarde provisoire sous la forme « d’un droit ad valorem au taux de 21% (vingt et un pour cent) de valeur CAF… sur toutes importations effectuées jusqu’au 31 août 2019 ». Et avec la bénédiction complice de la validation de l’ANMCC par le biais du module du MIDAC(…). La date du B/L faisant foi (souligné et bien en évidence dans un texte) avec la mention «La validation de la dite DPI vaut autorisation d’importation » sont des signes révélateurs qui ne peuvent tromper que les dupes, les producteurs locaux et bien sûr les gogos qui se bousculent aux guichets de SHOPRITE. Parmi eux, il y a quelques affairistes Karana «enfants gâtés de tous les régimes » qui, pour impressionner et surtout amadouer les fonctionnaires trop zélés pour chercher à faire appliquer les taxes exigées, n’hésitent pas à faire valoir qu’il est soit «l’ami d’enfance d’un Chef d’Institution ou le collègue de tel ou tel ministre… »
Noël Razafilahy