Publié le 16 novembre 2022
La situation que nous vivons actuellement est suffocante et le climat irrespirable, ce qui devra nous mener à réfléchir. Que ce soit au sens propre du terme ou au sens figuré, nous vivons dans un environnement pollué. Une situation qui doit nous faire penser au changement. Les forêts sont décimées par le feu, les collines réduites en cendres, les feux font des ravages partout, des violences meurtrières ont lieu dans toutes les régions de l’île. L’image du pays est anéantie. Les reconstructions après les passages successifs des cyclones dans le sud-est ne sont pas encore terminées et le kere fait déjà parler de lui et bientôt nous entrerons dans la saison cyclonique. L’exploitation illicite des richesses nationales continue. Des exportations sans bénéfice à la population, des opérations économiques qui ne font qu’enrichir les plus malins et détruire les plus pauvres. Aucun résultat positif pour le pays. Le peuple ne sait pas qu’il est le propriétaire de ces richesses ou il ne veut pas le savoir, trop occupé à survivre aux problèmes quotidiens. Ce vent qui asphyxie le domaine de l’exploitation minière, ces bandits qui tuent les opérateurs légaux. L’insécurité règne en maître. Des agents des forces de l’ordre doivent escorter les touristes étrangers par peur d’attaque des dahalo. La région Menabe est dans la panique. Cette région qui abrite des sites touristiques tant vantés par les étrangers, est détruite par l’insécurité. De Bekopaka jusqu’au Tsingy de Bemaraha, la côte ouest est devenu un fief des différentes attaques meurtrières. Des situations qui empêchent les Vazaha d’y aller. Ceux qui ont osé s’y aventurer y ont vu diverses animosités. Ce genre de situation bloque le développement des régions concernées. Il faudra nettoyer ces régions, enlever toutes les saletés qui les infestent. Les divers cas de corruption dans les départements de l’Etat continuent à faire parler d’eux malgré les efforts entrepris par les responsables et les entités anti-corruption. On doit nettoyer les bureaux étatiques et déraciner les pratiques malsaines qui s’y opèrent. Nous vivons une nouvelle ère, mais de nouveaux souffles nous étouffent. Des nouveaux souffles mélangés avec de la pollution, des fumées qui provoquent des maladies, un vent insalubre qu’on doit nettoyer au sens propre, comme au sens figuré. Un changement véritable qui demande un changement de comportement de tout un chacun.
Riri