Publié le 19 novembre 2022
La ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Vina Marie-Orléa, a réuni hier à Antsahavola les organisations de la société civile œuvrant sur l’environnement et celles du secteur privé. L’objet de la rencontre est d’améliorer la préservation de l’environnement. La question de lutte contre la pression sur les ressources naturelles, en particulier les aires protégées dont la partie nord de l’île et à Menabe Antimena a également été au cœur de la discussion.
Les organisations de la société civile œuvrant sur l’environnement et le secteur privé ont présenté une proposition de projet de loi sur le cadre de vie et le constat direct des problèmes et pressions affectant les ressources naturelles. Le contenu de la discussion est aussi axé sur la nécessité de renforcer la responsabilité environnementale et sociale des entreprises (RSE) pour obtenir des résultats tangibles. En conséquence, il devrait y avoir la mise en place du “Label Vert” pour les entreprises qui privilégient cette RSE. Cela nécessite une coopération avec d’autres ministères différents, indique-t-on.
Madame la Ministre Vina Marie-Orléa a apprécié et remercié les sociétés civiles et celles du secteur privé pour les entrevues et a réclamé la coopération pour mener à bien les travaux. Rencontre, atelier, proposition de projet de loi depuis des années mais sans aucun résultat tangible. Le secteur de l’environnement est tout simplement minoré par l’Etat. Le budget alloué au ministère de l’Environnement et du Développement Durable est seulement 0,7%. Que du bla bla bla pour rien au final. Juste de la discussion sur la table sans actions palpables sur le terrain. La ministre Vina Orléa est experte dans la discussion sur la table.
Il faut prendre des décisions fermes et à l’immédiat face à la dégradation environnementale sinon tout va se disparaître. C’est la population malagasy elle-même qui est l’obstacle de la préservation de l’environnement. La non-application de la loi et l’impunité sont trop souvent les points faibles qui anéantissent les efforts des communautés locales et des gestionnaires d’aires protégées qui travaillent pour la protection de la biodiversité de Madagascar depuis plusieurs années. La loi mérite d’être appliquée, sinon ce ne sera que peine perdue.
Nandrianina