Publié le 17 octobre 2020
Si on se fie aux écrits du chercheur Tamim Karimbhay, les premiers Indiens, sujets britanniques de la région du Gujerat (Inde anglaises), arrivent dans des boutres, dans la rade d’Ambanoro à Nosy-Bé, après avoir fait escale en Afrique de l’Est et surtout à Zanzibar ou à Mombassa.les premiers Indiens, sujets britanniques de la région du Gujerat (Inde anglaises), arrivent dans des boutres, dans la rade d’Ambanoro à Nosy-Bé, après avoir fait escale en Afrique de l’Est et surtout à Zanzibar ou à Mombassa.Des boutres longeaient les côtes arabes, puis africaines et arrivaient dans la rade d’Ambanoro à Nosy-Bé où les Indiens commencèrent à s’installer progressivement. Depuis 1876, la reine Victoria été proclamée Impératrice des Indes. Les Indiens deviennent alors des sujets britanniques. La présence des Indiens et plutôt des boutres originaires du Golfe de Cambay, faisant du commerce de cabotage dans l’océan Indien était déjà signalée par Vasco de Gama en 1498, dans son journal de bord. En 1508, un Amiral portugais, Lopes de Sequeira - mouillant dans le Sud malgache - a aussi signalé la présence des Indiens. En 1775, Nicolas Mayeur - commerçant français à Madagascar - constate la présence des Indiens également.
D’après Jacques Bousiges, Sophie Blanchy et Sophie Romeuf-Salomone, les Indiens étaient 26 en 1868, 200 en 1875, 511 en 1905, 520 en 1908, 569 en 1911, 494 en 1925 et 352 en 1939 à la veille de la Seconde Guerre mondiale sur l’île de Nosy-Bé. Fuyant la crise démographique, les disettes, les famines, les sècheresses et les épidémies qui frappèrent l’Inde à la fin du XIXème siècle, ces Indiens allèrent chercher à Nosy-Bé, des moyens d’existence, d’autant plus qu’un décret du roi malgache Radama 1er, datant du 18 juin 1825, permettait aux Anglais et aux sujets anglais de résider à Madagascar et à faire du commerce. Ils sont venus par vagues successives mais volontaires des villages indiens de Kathiawar, du Gujerat, de Jamnagar, de Bombay, de Surat, de Rajkot, du Kusch-Mandui ou Porbandar. C’est par le biais d’une immigration spontanée, individuelle puis familiale que s’est constituée la congrégation indienne de Nosy-Bé depuis la fin du XIXème siècle jusqu’au début du XXème siècle (1920).
Plus tard, depuis que des anciens coolies venus de l’Asie ont débarqué à Madagascar pour finir par s’y implanter, notre pays avait toujours eu des problèmes de mauvais voisinage et d’intégration avec ces étrangers qui ont finalement chercher à s’implanter définitivement chez nous. La preuve : le métissage était un des facteurs indéniables de cette volonté de vivre en bon terme avec la natif de notre île. Seul handicap à cette intention louable de faire partie désormais du peuple malgache :c’est bien cette mauvaise obstination de vouloir à tout prix s’isoler pour des raisons égoïste, sectaires et ségrégationnistes basées sur des motivations purement financières et visiblement ploutocratiques. Les premiers ressortissants de l’Asie employés dans des opérations structurelles comme les constructions des voies de communication terrestres et les chemins de fer au fil des années de présence, ont fini par réaliser que le secteur commercial était une opportunité à saisir dans un pays où la colonisation étrangère n’avait guère permis aux natifs de l’île de s’investir pleinement. Comme la nature a horreur du vide, très vite les anciens coolies et les fuyards de la domination anglaise qui voulaient échapper aux servitudes exigées par les autorités coloniales britanniques du siècles derniers s’engouffrent tous dans ce créneau qu’était le commerce des produits locaux tout en servant de relais aux distributions des produits d’importation venant de l’Europe au profit de l’Occident et des compagnies métropolitaines établies sur place.
La même source précise qu’ «en 1960, lors de l’Indépendance de Madagascar, les personnes qui étaient déjà françaises ont pu conserver leur statut juridique acquis pendant la période coloniale, à condition d’être domiciliées sur la Colonie, lors de l’accession de celle-ci à son indépendance… On identifie, pour des raisons fonctionnelles, les Indiens Karanas par le terme « Indopakistanais ». Leurs ancêtres étaient en effet, originaires d’une région, qui est à la frontière de l’actuel Pakistan et de l’Inde…» Dans un article publié le 25 mai 2018 Jacques Deveaux d4Afrique France Télévision affirme clairement que’ «les Karana n’ont pas que des amis, et pas seulement chez les voyous (…) après l’indépendance en 1960, beaucoup conservent la nationalité française, ce qui bien sûr ne contribue pas à leur attirer de la sympathie dans une ambiance nationaliste
De plus, ce sont des commerçants, jalousés pour leur réussite, et à qui on prête toutes les infamies. Le clan de l’ancien président Marc Ravalomanana les accuse même d’avoir financé le putsch qui a forcé l’ex-chef de l’Etat à quitter le pouvoir en 2009(…) les plus riches font des envieux. Et les enlèvements se multiplient. Selon l’AFP, (…)un phénomène difficile à contrer, dans un contexte partagé entre discrétion de la communauté et absence de zèle de la police. ». Sur ce point précis , l’analyste a omis de préciser qu’entre les grandes familles Karana, une mentalité acquise proche des méthodes de gangsters bloque les services de sécurité à cause de l’omerta cette loi du silence qui couvre des activités souvent illégales. Il y avait les frasques des Rossanaly Navaz Molou et autres réputés pour les multiples activités frauduleuses demeurées impunies à cause de la corruption actives. A l’heure actuelle dans la ville de Toamasina, les nommés RAJVEER, JATENDER SIGH et sa femme GNIGHT YDA TSARATSIRY , des étrangers nouveaux venus, fraîchement débarqués pour éviter les obligations administratives se servent de nos compatriotes en résidence à Toamasina. Ces étrangers citoyens de l’Inde moyennant une somme de 5 millions d’Ariary par personne facilitent à ces derniers l’obtentions de documents administratifs pour l’exercice d’activités commerciales. Justificatifs qui permettent ensuite à ces rusés personnages de se faire livrer des marchandises à crédit finalement qui ne seront jamais payés. Des grossistes fournisseurs locaux et d’Antsirabe crédules bernés se sont fait avoir dans leurs combines. Sur plaintes des commerçants victimes, des fonctionnaires de la Police Nationale débarquent à Toamasina. Des sources généralement bien informées nous avisent que malgré leur bonne volonté les forces de l’ordre risque de buter sur des considérations juridictionnelles. Même s’ils sont habilités pour être opérationnels sur le plan national, les policiers venus d’Antsirabe risquent d’être handicapé en l’absence de l’absence de « l’extension de compétence ». C’est la seule et unique raison pour laquelle nous attirons l’attention des autorités judiciaires locales afin de faciliter les travaux des policiers. Autrement, une fois de plus, des étrangers vont narguer nos lois et la Justice de pays.