La Gazette de la grande ile

Insécurité : Même les morts ne trouvent pas la paix

Publié le 21 novembre 2022

L’insécurité bat son plein dans la Grande Ile aussi bien dans le milieu urbain que rural. La situation est telle que même les morts ne trouvent plus la paix. Eh oui, à Madagascar même en étant mort, on est toujours en proie à l’insécurité. Les pillages de tombes prennent de l’ampleur dans le pays. Il y a même certaines personnes qui profanent leur propre caveau familial, à l’exemple des quatre personnes qui ont profané leur caveau familial, la semaine dernière pour voler des yeux aux dépouilles. Cela montre bel et bien que même les morts sont encore victimes de l’insécurité dans la Grande Ile. Si les morts ne peuvent même pas reposer en paix, on peut facilement se faire une idée de ce que vivent les vivants au quotidien.

L’insécurité est bien réelle à Madagascar et ceux qui ne le voient pas vivent sur une autre planète. L’insécurité est telle dans la Grande Ile qu’à chaque fois qu’on sort de la maison, il y a la crainte de se faire détrousser à chaque coin de rue. Il faut dire que chaque semaine aussi bien en milieu urbain que rural, des personnes sont victimes de l’insécurité et en meurent. La lecture des journaux locaux qui relatent au quotidien des faits d’insécurité qui se déroulent ici et là permet d’en faire le constat. Eh oui, il ne se passe un jour sans que les journaux dans le pays ne révèlent des cas d’insécurité, que ce soit en ville ou en pleine brousse. Ces derniers temps, ce sont les cash-point qui ont été souvent la cible des malfaiteurs. Au cours de ce mois de novembre, pas moins de trois cash-point ont été cambriolés.

Vu la situation d’insécurité actuelle qui prévaut dans le pays, on est encore loin de la réalisation du Velirano numéro un qui est la paix et la sécurité classée comme priorité absolue ainsi que l’effectivité de l’Etat de droit. Il est clair que l’Etat est incapable de garantir, ne serait-ce qu’un soupçon de paix pour les Malgaches. La preuve est que même les morts ne reposent pas en paix en raison de l’insécurité. Se rapprochant de la fin de son mandat, le régime en place n’a pas su faire en sorte d’atténuer l’insécurité grandissante. Au lieu de cela, le phénomène prend de plus en plus d’ampleur. Presque tous les quartiers de la capitale sont classés zones rouges à l’heure actuelle. Aucun quartier n’est épargné par l’insécurité grandissante qui sévit dans le pays.

La prise d’ampleur de l’insécurité s’avère normal, car cela va en parallèle avec l’évolution de la pauvreté. La difficulté de la vie fait que certaines personnes cherchent tous les moyens pour se faire de l’argent, allant juqu’à ôter la vie à leurs semblables ou à commettre les pires méfaits. A l’exemple des quatre individus incriminés dans cette histoire de pillage de tombe à Vangaindrano, lesquels habituellement, trouvent leur gagne-pain en travaillant la terre. Ils sont passés au pillage de tombe en raison du fait qu’ils ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts avec le coût de la vie qui ne tend pas à baisser.

Jean Riana

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